Forum de l'Anthologie

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 Les Chroniques de l'impossible.

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mton père
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Ven 20 Jan à 21:37

Pendant ce temps-là, Trampa se rendit à la cabine téléphonique du coin de la rue.
A 20 h précises, on devait lui faire un rapport sur l'enquête en cours.
Ce matin, un SMS l'avait averti que des éléments nouveaux allaient lui permettre d'éclaircir le mystère.

Tout avait commencé à Mirecourt, une petite ville de Lorraine.
Un agent dormant de la Sécurité Nationale, ophtalmologue pour assurer sa couverture, avait découvert quelque chose de louche et troublant parmi sa clientèle.
En effet, 95.12% environ des myopes qu'il recevait en consultation, avaient un point commun : leur nez était scarifié de traces horizontales, d’une profondeur conséquente. Un autre point commun, ils travaillaient tous à l’usine de filature (nappes en coton, toiles de parachutes… soldes toute l’année et liquidation les jours de pluie) .
Discrètement, lors des consultations, l’ophtalmo prélevait des particules coincées dans les scarifications. Leur analyse mit en évidence des traces microscopiques de papier millimétré. Son rapport à la Sécurité Nationale déclencha l’alerte, car enfin il existait une preuve tangible quant aux détournements pandémiques de papier millimétré

Afin d’infiltrer ce groupe suspect de myopes et y regarder de plus près, la Sécurité Nationale fit appel à une taupe du réseau.
Il s’appelait Renez, un personnages singuliers d’origines espagnoles au physique déconcertant : de profil, il n’avait pas de nez, de face, on pouvait observer une invagination nasale.
En bref, son nez rentrait dans son crâne au lieu d’en sortir. Les médecins spécialistes avaient diagnostiqué une malformation génétique, héritée de sa mère, photographe de métier, avec un comportement résolument négatif.
Il avait choisi ce métier de l’ombre et de mouchard, suite aux nombreuses moqueries et déceptions amoureuses : les femmes rechignaient à l’embrasser, de peur de retrouver leur nez coincé dans le sien.
Sa seule consolation était de se regarder dans le miroir. A la réflexion, la vue de son nez le rendait zen.

Sa mission consista donc à se faire embaucher dans cette usine, à donner le change auprès des autres employés myopes, et découvrir ce que cachait leur activité.
Il n’eut aucune difficulté à obtenir un poste grâce à son physique. Les employeurs avaient remarqué qu’il pourrait faire un travail bien plus rapide et efficace que les autres, gênés par leur nez.
Au bout d’une semaine, ayant gagné leur confiance, et après avoir produit 1000 toiles de parachute en laine tricotée, on lui attribua une nouvelle tâche dans un endroit retiré de l’usine.

Et c’est là qu’il découvrit le secret de cette organisation, et appela son supérieur hiérarchique pour lui faire part des analyses :
- Allo Patron ?
- Oui, c’est Trampa ! Tu ne t’es pas trompé !
- Pardon de vous déranger par ce temps : vous devez être trempé !
- Partons d’un bon pas, parlez.

C’est ainsi qu’il lui révéla tout ce qu’il avait démasqué : les myopes au fond de l’usine usaient leur nez à lire à un centimètre de leurs yeux fatigués des monceaux de papier millimétré.
Leur but était de détecter les feuilles comportant un défaut : une minuscule et unique tache perdue parmi les milliers de mini-cases d’une page. Pire que de chercher une anguille dans une meute de chiens.
Le chef des myopes, fier de leur acharnement au travail, montra à Renez les 10 feuilles de papier millimétré atypiques. C’était le fruit d’un an de lecture, durant lequel 50.000 feuilles ont été détournées et épluchées.
Profitant d’un moment d’inattention, dû à une manifestation de majorettes mécontentes, il vola les 10 feuilles, avant de s’envoler vers la capitale.

L’analyse graphique de ces pièces à conviction démontra que les coordonnées de chaque tâche correspondaient à la latitude et à la longitude d’une ville identifiée du globe.
Par téléphone, Renez délivra donc à Trampa la liste des 10 villes concernées.
Sa mission était alors termi-nez, sortez les mouchoirs.
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mton prochain
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Sam 21 Jan à 0:11

Trampa revint donc au QG, rapporter la nouvelle à tout le monde.
Il remonta voir Léo et Mme Nassion, car il aura besoin d'aide pour l'enquête, et un journaliste et une voyante seront donc les bienvenus !
Lorsqu'il rentra dans la salle fermée à clef, il s'exclama :
- Mais que faites-vous avec cette perceuse ?? Vous allez vous blesser !!
- Mais j'essaie juste d'ouvrir mon yahoort !
- Bon, vous deux, asseyez-vous confortablement, j'ai beaucoup de choses à vous apprendre.Je vous prie tout d'abord de m'excuser pour cette intrusion chez vous, nous ne voulions pas être brutaux, mais nous vous croyions impliqués dans une importante contrebande de papier millimétré. De plus, à partir de maintenant, nous avons à tout prix besoin de vous.
- Et Archi', il va bien ?
- Oui, nous nous sommes occupés de lui, on a tout rangé chez lui, et pour se faire pardonner on lui a offert des posters de girafes !
Maintenat, revenons à notre affaire !

Rampa leur expliqua alors toute l'affaire, et nota diverses réactions telles que "Non ???" ou encore "Ben dis-don, dans quoi on s'est fourré encore ?"

- ... et donc nous avons 10 villes dans lesquelles nous devons enquêter sur des faits insolites qui s'y dérouleraient.
La première ville ne sera pas à prendre à la légère. J'ai choisi Lourdes, car c'est la ville la plus proche de St- Gappours.
Prenez un repos bien mérité, et nous nous y attaquerons dès demain matin !
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Vardamir
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Sam 21 Jan à 20:19

"J'aurais bien mangé mon yahoort avant" marmonna Léo en s'asseyant, en désespoir de cause, sur ce dernier, dont le couvercle – ou plutôt le haut – ne fit pas mine de céder.
"Vous êtes sûl de ne pas vouloil un peu de homald ?" lui sussura Mme Nassion, qui, comme le remarqua alors Léo, avait repris sa voix des grandes occasions.

Lorsque Léo s'éveilla le lendemain matin, il trouva sa compagne d'infortune – ce qui, dans le cas de Mme Nassion, était un pléonasme puisque l'infortune semblait aller de pair avec la voyante, si bien qu'être le compagnon de la deuxième signifiait se trouver dans la première* – engoncée dans une chemise de nuit, occupée à tremper dans un bol de chocolat chaud fumant une tartine de caviar, tout en sifflotant presque juste.
Un plateau, sur lequel était disposé un solide petit-déjeûner, avait été posé sur sa propre table de nuit ; Léo se hâta de l'avaler car il mourait de faim, le yahoort ne lui ayant pas finalement servi à autre chose qu'à caler le pied branlant de son lit.
Trampa entra alors que ses deux partenaires finissaient de se préparer.
"Si vous n'avez plus besoin de rien, nous allons y aller. Il y a une bonne distance d'ici à Lourdes et j'aimerais que nous ayons le temps de commencer notre enquête aujourd'hui."
Le petit groupe sortit donc et, après avoir refait en sens inverse leur trajet de la veille, parvinrent à la sortie de l'immeuble, devant laquelle était stationnée la Bentley de la veille, au volant duquel se trouvait un chauffeur à casquette.
"Je vous présente Bernardo, commenta brièvement Trampa. Inutile de lui parler, il est muet. Je suis désolé, ajouta-t-il, mais je vais vous demander deux minutes, il me reste quelques instructions à donner à ma secrétaire."
Tandis que Mme Nassion profitait de ce répit pour tenter de convaincre les portiers que, vu ce que l'avenil leur réselvait, elle seule pouvait les aider à réussil dans leul vie affective, Léo pénétra dans le véhicule.
A peine avait-il refermé la portière qu'il sentit le canon d'un revolver – sans doute très gros, d'après le diamètre de ce qu'il sentait sur sa nuque – le menacer.
"Pas un bruit", entendit-il une voix lui souffler ; lorsqu'il l'entendit, l'identité du personnage dissimulé dans le coffre devint claire pour Léo.
...

* Cette règle n'était cependant pas encore confirmée, n'ayant jamais connu d'exception. Or chacun sait que l'exception seule confirme la règle...


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La Laitue En Pot
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Dim 22 Jan à 13:26

...
- Vous?!
- Moi!
- Ca alors, je ne m'y serais pas attendu.
- Je suis plein de surprises.
- Vous aviez l'air tellement normal.
- Mais tu as oublié le parapluie à carreaux, chuchota l'élégant de la veille, passé du costume trois-pièces au blouson de cuir. Tu t'en serais rendu compte si tu était un peu plus futé.
- Qu'allez-vous faire de moi? s'affola Léo.
- Tu vas me raconter tout ce que ce fouineur de Trampa a découvert...
- Ben, vous savez, il n'a pas encore épluché vos comptes, tenta Léo.
- Silence. Bernardo, démarre.
- OK boss, répondit Bernardo d'une belle voix de basse.
La Bentley démarra.
- Dites, vous m'avez dit "silence", mais vous m'avez demandé de vous racontez ce que... d'accord, d'accord, s'arrêta Léo quand le canon du revolver progressait entre ses omoplates.
A ce moment un coup de feu retentit.
...

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Clément


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Vardamir
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mar 24 Jan à 20:36

"En route, Bernardo, intima sèchement M. Blouson-Trois-Pièces à son chauffeur ; ça devrait les occuper assez longtemps comme ça.
- On peut savoir ce que c'était ?" s'enquit Léo.
"Une petite diversion." fut tout ce qu'il obtint comme réponse, accompagnée d'un sourire carnassier qui aurait dû le convaincre de ne pas pousser ses investigations plus loin.
"Et où est-ce que..." eut-il le temps de demander avant qu'un violent coup de crosse asséné sur la nuque par M. Blouson-Trois-Pièces lui fasse perdre connaissance.

Ce fut avec une atroce migraine quil se réveilla, pour découvrir – après un coup d'oeil – qu'il se trouvait à l'intérieur d'un hangar plongé dans une semi-pénombre. Un second coup d'oeil lui révéla qu'il n'en était pas le seul occupant.
...
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mar 24 Jan à 21:34

... Il y avait un autre occupant et pas du genre que l'on aime avoir avec soi. A coté de lui Mr pingouin semblait etre un ange. Terrorisé Leo lui jeta un coup d'oeil furtif, il le regarda avec ses yeux rouges et poussa un cri strident. Des centaines de ses compatriotes, des rats eux aussi s'avancerent vers lui, leurs yeux globuleux tournés vers la chaise a laquelle léo etait ficellé... Une voix cria du fond du hangard:
"Ce n'est pas la peine de te mettre la rate au cours bouillon, au pire ils ont juste la rage et n'ont rien mangé depuis des jours..." Son rire froid et diabolique resonna longtemps dans le hangard. La peur qui s'était emparée de léo le fit perdre connaissance a nouveau...
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La Laitue En Pot
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mer 25 Jan à 17:35

...
Léo se réveilla pour découvrir qu'on lui avait mis sur la tête quelque chose qui avait dû être, dans une autre vie, un sac de hamburger, mais qui avait dû servir, depuis sa réincarnation, à aveugler un certain nombre d'otages. En effet, comme l'indiquait un certain nombre de zones sombres sur l'intérieur du sac, que Léo ne put pas malgré toute la bonne volonté du monde prendre pour des résidus post-mortem de Ketchup, l'inquisiteur-chef du coin avait le coup de crosse facile.
Donc, aucun rat... Ils ont surement dû me shooter avec un truc bizarre pour que je me mette à rêver de rats, pensa Léo.
Comment je vais me sortit d'ici? Je voulais juste un yahourt!
Léo commençait à tenter de cisailler ses liens avec les ongles quand le bruit d'une porte de hangar s'ouvrant lentement avec tous les grincements angoissants possibles se fit entendre dans son dos. Léo tenta vainement de tourner la tête, sans rien pouvoir voir d'autres que ses tâches préférées.
La porte se referma lentement, en le hangar replongea dans l'obscurité dont il était sorti quelques instants.
Le silence emplit l'espace, Léo entendait battre on propre coeur.
Des bruits de pas retentirent, se rapprochèrent de sa chaise, puis se turent.
Léo retint sa respiration.
Dans son dos un grincement léger retentit, comme celui que produit une montre à gousset que l'on remonte...
Les pas reprirent.
Le bruit de montre cessa.
Les pas cessèrent.
- Alors, monsieur Léo, annonça la voix de l'élégant, sortant du néant, comment vous portez-vous?
- Ben, attaché comme ça, je n'ai pas besoin de trop me...
- Dîtes-moi, monsieur Léo, vous a-t-on déjà sauté sur le ventre avec des patins à glace?
Un silence horrible s'installa. Léo commença à transpirer. Il entendait le mistérieux élégant faire des allers et retours dans son dos, tout en remontant sa montre.
Pourvu que ce soit une montre...
- Euh, je crois que...
- Vous a-t-on déjà attaché à une poutre par le gros orteil avec une corde à piano?
- Et ben...
- C'est très intéressant, vous savez, une corde à piano. Soit elle vous sectionne l'orteil, auqel cas vous tombez, ou bien votre corps se désarticule lentement, pendu à sa poutre.
Léo sentait la sueur couler par tous les pores de sa peau. L'inconnu recommença à faire les cent pas et à faire grincer sa montre. Notre héros se mit à trembler et tenta une ouverture :
- Je crois que vous et moi on n'a pas pris un bon...
- Parle, rat puant, dis-moi tout ce que tu sais, l'interrompit son ravisseur.
- En fait il ne m'expliquent jamais rien et...
- Espèce de chien galeux, s'emporta l'élégant, parle, donne-moi le nom des villes, ou je t'enchaîne à une boite à fusibles et je te force à reproduire des versions latines sur papier millimétré jusqu'à ce que tes yeux ne puissent plus distinguer les lignes!!!!!
- En ben, tout ce que je sais, c'eqt qu'il y a Lourdes...
- Nous y sommes, à Lourdes, et c'est toi qui es...
A ce moment un fracas retentit, et la lumière innonda le monde de Léo à travers son papier de hamburger...

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Clément


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Nemo
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mer 25 Jan à 21:23

Autant dire qu'il n'y voyait pas forcément plus ! Il entendit son tortionnaire élégant ( qui vous l'aurez remarqué pousse l'élégance et la finesse dans ses plus lointain retranchements. )qui jurait entre ses dents.
Des pas raisonnaient, dans la hangar quelqu'un s'approchait.
Soudain une voix déchira le silence.
- Alors ... Comme on se retrouve ...
L'élégant eu un rire cynique un bef instant avant de lacher
- Vous ne m'avez pas eu il y a 15 ans vous ne m'aurez pas maintenant.
Léo sous son sac en papier ( il songea un instant d'ailleur que le sac en question était peut etre du papier millimetré recyclé ! ) ne savait plus ou il en était ! la voix n'était autre que celle de René Psaulin. Mais non d'une girafe ! Qu'est ce qu'elle foutait là. Léo entendit soudain des bruits de courses, comme une poursuite entre l'élégant est la flicette. Les pas s'éloignaire. un coup de feu retentit au loin. Et des pas revinrent. Le sac en papier disparu soudain du visage de Léo. Aprés quelques secondes, ses yeux s'étant habituées à la lumière, il vit René. Droit dans des bottes, de cuire moulante qui lui arrivait aux genoux. Une écharpe blanche et d'une longuer approximative de 4 mètres 30 et un blouson de cuire marron usé jusqu'a l'os sur les épaules.
- Et ben mon coco ! lui dit-elle ...

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Vardamir
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mer 25 Jan à 23:34

... tu reviens de loin !
- Encore vous ! Comment m'avez-vous retrouvé ? voulut savoir Léo.
- Il me semblait que c'était toi-même qui avais collé ce mouchoir à l'arrière de la Bentley ! Le rose, c'est très pratique pour voir la voiture de loin, ajouta-t-elle.
- Et... Que va-t-il se passer, maintenant que leur chef est sous les verrous ?
Le commissaire le regarda, surprise.
- Leur chef ? Oh non, il n'est pas à l'origine de ce trafic ! Il est juste tombé dessus, pour une raison que nous ignorons, et a pensé qu'il pourrait y gagner quelque chose. Il a donc soudoyé Bernardo, et a appris l'histoire des dix feuilles. Ils se sont arrangés pour t'enlever et te faire parler, mais Trampa et moi les avons suivis à moto grâce à ton mouchoir et... voilà.
- Vous êtes avec Trampa ?
- Disons que nous nous sommes alliés juste après ton enlèvement, quand j'ai compris qu'il n'était pas dans le camp des trafiquants ; il avait besoin d'une moto pour vous suivre et moi de plus d'informations.
A ce moment, Trampa entra dans le hangar.
- Vous avez le droit de délier le jeune homme, madame Psaulin, lança-t-il.
Celui-ci s'aperçut effectivement qu'il était toujours attaché. Le commissaire s'excusa et commença à défaire ses liens ; Léo se souvint brutalement de quelque chose :
- Mais au fait... Vous ne vous appelez pas vraiment René ? demanda-t-il.
- Ne sois pas stupide, c'est un prénom d'homme. J'utilise le prénom de feu mon mari presque tout le temps – et donc sur les cartes de visite. Il s'appelait René Psaulin, quant à mon vrai nom c'est Huguette Stapeaux, épouse Psaulin. Du coup j'utilise René Psaulin comme nom.
Léo fit signe qu'il avait compris. Un mystère de plus était donc éclairci...
Trampa, qui arrivait, lui tendit alors son yahourt.
- J'ai pensé que vous pourriez le manger, lui dit-il avec un sourire. Pour prendre des forces pour la suite de l'enquête. Mme Nassion nous attend à l'hôtel.
- Inutile, merci, répliqua Léo, qui fourra l'objet dans sa poche. Je suis prêt. Quelle est la suite ?
Il ne pouvait s'empêcher de reconnaître qu'il commençait – presque – à prendre goût à tout ceci.
...
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Yuna
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Dim 29 Jan à 17:39

Il ne pouvait s'empêcher de reconnaître qu'il commençait – presque – à prendre goût à tout ceci.
- Nous allons rejoindre Mme Nassion à l'hotel et nous reprenons cette affaire demain .La journee a été riche en évenement , tu dois etre fatiguer ,non?
-Oui.
Apres etre arriver a l'hotel et avoir retrouver madame Nassion il etait temps d'aller dormir.
Léo se posa dans son lit , mis la couette sur lit et repensa aux événéments de la journéé : il lui arrivait toujours des truc farfelus mais au moin à chaque fois il s'en sortait. Ses yeux commençaient à se fermer d'eux meme . Et quelques minutes apres il plongea dans un sommeil profond ou il révea de choses plus insolites les une que les autres : Archiméde élevait des lapins de la taille des humains qui parlait , il lui disait qu'ils les avaient trouver a Alpinos (le pays des lapins) et qu'il les avaient ramener pour les étudier car pour lui s'étaient des girafes tres avances....Et bien d'autres choses encore.
.......
Léo se révéilla avec un mal de crane en plein jour dans une rue de Honk-Kong , nu comme un vers , ne se souvenant de rien ayant simplement une cicatrice au front....
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Nemo
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Dim 29 Jan à 18:01

... L'instant d'aprés Léo était en plein champs avec Mme Nassion qui lui fesait des propostions douteuses ...

Enfin le cauchemar passa, et léo revint au rêve ...

Une jeune fille magnifique, venait vers lui et lui disait " Je suis Lation. " Elle était la flottant dans l'air au dessus de lui, comme une fée, et elle parlais mais Léo ne comprenais pas ... et puis elle est partit.

Le réveille hurla, aussi tot suivi d'un cri de rage de René :
- Merde ! ma tartoche est tombé par terre !
Léo se leva doucement, il s'habilla, et arriva dans un salon - assez moche d'ailleur a son gout - Trampa, René et Mme Nassion ( qui mangait sans fin ! ) était a la table du petit déjeuner. Il était l'heure maintenant de faire un point et de passer a la suite des opérations.
- Alors ! le programme de la journée ...

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mton père
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Dim 29 Jan à 20:06

Trampa, de façon directive, définit le plan d’action de la journée. Ils étaient quatre tels les points cardinaux, et Trampa décida qu’à partir du centre de Lourdes, chacun partirait de son côté en utilisant les directions de la rose des vents. Comme on le dit souvent à Lourdes, l’impotent c’est la rose. Leur mission serait donc de détecter tout événement ou personnage suspect et d’agir en conséquence.

Une fois arrivée au centre de Lourdes, l’équipe s’ébranla. Léo partit vers le Sud de sa démarche féline, Mme Nassion défila jusqu’à la place de la Bastille, Renée erra vers l’est d’un pas lourd.
Quant à Trampa, il choisit la direction de la grotte.

Léo, à la recherche de l’insolite, prit en filature une procession de culs-de-jatte aveugles. Il n’y a rien de plus impressionnant que 50 demi-personnes dans des caisses à savon, une canne blanche à la main gauche, pour déchiffrer la chaussée en braille, et un fer à repasser dans la main droite, pour essayer d’avancer. Pagayer avec une rame, tout le monde sait ce que ça donne. C’est pour cela que la procession tournait en rond depuis 25 heures déjà, sur la place du marcher.
Repasser une fois au même endroit, ça va, mais après ça lessive !
A ce rythme, Léo en avait encore pour au moins 12 heures à les suivre, avant la crevaison fatale d’une caisse à savon. Par pitié envers ces marathoniens de l’impossible, Léo les suivit avec un seau rempli d’eau afin de les désaltérer, et il put de même nettoyer la chaussée car il est connu que le seau à Léo astique !

Pendant ce temps, Mme Nassion, déprimée, se soûlait dans un bar, après avoir croisé un essaim d’enfants sans avenir, manchots de naissance : ils n’avaient aucun moyen de se faire lire les lignes de la main.
Pour une voyante, c’est aussi dur que d’avoir une télévision sans programme. Après avoir tenté vainement de leur lire les lignes des pieds, elle comprit qu’il n’y avait rien de plus chatouilleux qu’un manchot lorsqu’il fait froid.

A propos de froid, Trampa se rapprocha de la grelotte de Lourdes. Des centaines de personnes défilaient devant la source, certains happant un filet d’eau comme des assoiffés en été.
Après deux heures d’observation, il remarqua que c’était toujours les mêmes personnes qui lapaient. En fin de matinée, à la fermeture de la grotte, il décida donc de les suivre (comme on suit la mode pour être à lapage).
Cette filature l’amena à la sortie de Lourdes, dans une usine désinfectée à l’odeur infecte d’ammoniac. C’était latrines publiques un soir de 14 juillet puissance 10 ! Discrètement, il se faufilait mignon à l’intérieur du bâtiment. Personne ne le remarqua, trop occupés à leur besogne. Trampa les vit s’aligner devant une grande cuve nauséabonde, et chacun leur tour, après une descente de braguette, y uriner.
A vue de nez, il y en avait au moins 5 mètres cube. Avec ses jumelles infrarouges, il découvrit que dans la
partie inférieure de la cuve, un tuyau cheminait, tel un poil, vers une autre pièce.

Trampa attendit que la salle et les sales se vident, pour explorer la pièce en question. La porte n’était même pas fermée. En transe et trempé, Trampa entra à petits pas. Un immense alambic, alimenté par le tuyau déjà nommé, bouillait. Trampa se demanda dans quelle embrouille il mettait les pieds. Il appela donc les trois autres membres de l’équipe, car il lui semblait qu’il était au cœur de l’énigme concernant Lourdes. Il s’avéra que les autres étaient bredouilles.
Au bout d’une heure, l’équipe des 4 était au complet. Après deux apéritifs et une belote en trois manches, les alcolytes se ruèrent, fébriles face à un suspense intolérable, vers l’extrémité de l’alambic à l’odeur de bouc. Le serpentin, aux couleuvres chatoyantes, se déversait dans un récipient d’une transparence digne d’un cristal de la verrerie d’Arques.
« Qu’est-ce ? » disent-ils d’une même voix !
A l’examen, ce distillat de 8.25 cm3 environ, s’avéra être un liquide translucide, de densité égale à 1, dont la température d’ébullition se situait à 100°C. Il n’y avait aucune trace de tritium, propre à l’eau lourde.
Ce liquide, en plissant les cieux, laissait percevoir une myriade de particules gesticulantes. René Psaulin, à l’aide d’un microscope électronique portatif, remarqua que ces particules en mouvement ressemblaient à des anges préparant leur migration.
Trampa, rance d’être enfermé dans cette pièce fétide, conclut qu’ils étaient en présence d’un substrat de paradis. Etait-ce cela l’énigme à découvrir ? Une secte prête à tout pour synthétiser Dieu et son essaim d’entités célestes ?


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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Lun 30 Jan à 0:46

Pendant que ses compagnons fixaient le liquide avec admiration, Trampa préleva précautionneusement une dizaine d'échantillons pour faire des analyses plus poussées.
Quand soudain, alors qu'il rangeait ses tubes à essai dans son manteau, ils entendirent "Hep, vous là !!"

Ce fut la panique chez nos 4 héros. Par un hasard quelconque, ils réussirent à coordonner leurs mouvements, si paniqués furent-ils, et parvinrent à courir ensemble dans la même direction !
Hélas, ce ne fut pas la bonne, c'eût été trop beau... Ils arrivèrent dans un cul-de-sac, et celui qui les avait interpellé se rapprochait.
- Bon, j'ai un plan. On se fait passer pour des employés, en tout cas des pisseurs, et on fait croire qu'on s'est perdus. Si nous sommes menacés je sors mon revolver, décréta Psaulin.

Ils patientèrent donc anxieusement pendant quelques secondes, en attendant leur poursuivant.
Celui-ci arriva en haletant, et les dévisagea avec une mine menaçante.
Et il leur dit : " Excusez-moi, mais je crois que vous avez oublié votre jeu de 32 cartes ! Il est bien à vous ?
- Euh, en fait... bah...oui bien sûr il est à nous, nous nous excusons de l'avoir oublié ! répondit Trampa quelque peu surpris. Merci bien, si vous n'aviez pas été là, nous aurions dû en racheter un !

- Je vous en prie ! Vous voyez, dans cette usine, c'est vrai qu'on peut facilement égarer quelque chose, il y fait tellement sombre, elle n'est pas faite pour les touristes héhé ! Mais dites-moi, qu'est-ce que vous faites ici ? Vos têtes ne me reviennent p...

Il tourna la tête, mais le groupe avait entre-temps mystérieusement disparu. "Etranges ceux-là" se dit-il, "z'avaient l'air de pauvres demeurés... j'ai pas intérêt à raconter ça au patron, sinon il va m'engueuler sous prétexte que quelqu'un est au courant de nos affaires maintenant."
Il partit alors se soulager, avant de repartir au cœur de Lourdes.

- Pfiouuu, on a vraiment eu chaud ! dit Mme Nassion à ses compagnons d'aventure
- Oui, on a failli y passer ! enchaîna René
- Un peu plus et il découvrait que je lui avait piqué de son eau bénite ! répondit Trampa !
- Dire que j'ai failli oublié mon jeu de belote, j'aurais été dans de beaux draps, c'est Archi qui me l'a prêté ! acheva Léo

Ils prirent un taxi, et foncèrent à la maison de fonction de Rampa, où ils avaient dormi la nuit dernière.
Quant ils furent rentrés, ils prirent un bon thé pour se remettre de leurs émotions, et s'assirent autour de la table pour remettre les choses au clair, surtout après les derniers évènements.
- Bon, dit Trampa, que fait-on ? On essaie d'en savoir plus sur cette usine, pour voir s'ils ont un lien avec l'affaire du papier millimétré ? Ou on passe directement à la 2eme ville ?
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Sam 4 Fév à 17:43

- Là j'avoue que j'en sais rien ! laché René Psaulin !
- Changeons de ville, dis Mne Nassion qui serais surement morte de désespoire avoir tous ces manchos a qui elle ne pouvait plus lire les lignes de la mains ou alors avec tout les vieux a qui elle aurait du mal de dire "Oh votre ligne de vie est longue "
Trampa n'en savais rien non plus entre papier millimetré et eau bénite ( crée par des méthode pas trés catholique ! ) Un lien entre les 2 était il possible ?

Léo, était a l'ouest et il n'y avait rien de nouveau pour lui non plus. Son esprit était partit a la dérive, à la recherche de Dieu sait quoi ... mais au juste que foutait il là !? Il était journaliste ! pas flic ni membre de la DST ou de la DGSE ! Que foutait il là avec une voyante, une flic, un membre de la sécuriter national au manière de truand ... Ses yeux courait sur les murs de la pièce vide de tout chose. Quand soudain tomba sur la tableau ou était affiché des documents, un peu comme dans les films a la télé ou toute l'enquète est punaisé sur un tableau de liège. Léo s'en approcha. Ils n'avaient presque pas avancé dans l'enquète et pourtant le tableau de liège était plein, de feuille de papier millimetré surtout. l'une d'elle était tombé par terre. A coter de lui sur le buffet craquant était posé le reste de l'eau bénite, les quelques millilitre qui n'était pas partit a l'analyse. Notre journaliste prit la petit bouteille pour voir encore une fois les machins bizard qui s'agitaient dedans.

Les 3 autres assis autour du thé avait décidé de tiré au dés le choix de reste ou pas.

Léo, tenant a 2 doigts le flacon ne fesait pas attention a l'avenir qu'on jouait sur un coup de dés. Mais Léo en grand maladroit laissa échapper le flacon qui alla s'écraser sur la feuille de papier milimetré tomber par terre. et comme par miracle apparu sur la feuille un dessin ... une lettre.

- Nom d'un ch ... d'une girafe !!!!! L'eau agit comme un révélateur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les 2 autres firent un bond sur leur siège ils avaient carrément oublié que Léo était là !
- Un aspirateur ??? interrogea René
- Non un révélateur ! siffla Trampa
- Ha non me piquler plas mon boulo, c'est moi qui ais des visions !

Léo leur tendit la feuille. Un E incomplet apparaisait sur la feuille.

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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Dim 5 Fév à 12:30

- Ca alols... fit Mme Nassion qui, sous le coup de l'émotion reprenait son accent postiche.
- Etonnant, le message serait donc à deux dimensions, annonça Trampa.
- On dirait bien, renchérit René.
- Bravo, Léo, très bonne intuition, fit distraitement Trampa.
- Ben en fait...
- Je me demande si ça marcherait pour toutes les feuilles, le coupa aussitôt Trampa.
- Il n'y a qu'à essayer, suggéra René.
- Mais on lisquelai de peldre les feuilles si on les tlempe avec de l'eau et que ça ne malche pas...
- Pardon? demanda Trampa
- Et bien, se reprit Mme Nassion, c'était justement la feuille de Lourdes, il est possible que ce révélateur-là ne fonctionne que pour la feuille de Lourdes...
- ... et qu'il y ait un révélateur différent pour chaque ville, conclut René.
- Voilà...
Un silence s'installa.
- On n'a qu'à essayer une petite goutte, suggéra René.
- C'est à mon avis ce qu'il y a de plus sensé, approuva Trampa.
- Mais la bouteille s'est cassée, fit Mme Nassion...
- On va devoir aller en rechercher "à la source", dit joyeusement René.
- Ben, avança Léo...
Tous les regards se tournèrent vers lui, accusateurs.
- En fait j'en ai piqué un échantillon pour mes expériences de "chimie amusante"... fit Léo en sortant de sa poche un tube à essai bouché.
- Et de quel droit? le ton de Trampa évoquait vaguement un vieux proverbe du genre "mefiez-vous de l'eau (bénite) qui dort"
- Ben, j'ai pas pu en prendre à la fabrique et...
- Donne-moi ça, ordonna Trampa en arrachant le tube des mains de Léo.
Il se leva et décrocha du mur une feuille de papier millimétré qu'il posa au centre de la table. Il fit tomber dessus une goutelette de "l'eau bénite de révélation". La goutte s'abbatit dans un "ploc" angoissant et une tache s'étendit sur la feuille.
Rien n'apparut.
- Bon, fit Trampa, cachant sa déception, je crois que nous n'avons plus rien à faire à Lourdes.
- Oui, dit Mme Nassion, passons à la prochaine ville, et nous n'aurons qu'à y chercher un liquide caractéristique du coin qui sera sans doute notre révélateur.
- Mais c'est où la prochaine ville? supplia Léo, perdu.
- Cologne, annonça Trampa.
...

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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Dim 26 Fév à 19:40

Léo, notre Héro et ses 3 compères prirent donc un train pour Cologne via Bern, lyon, Nantes, Paris, Bruxelles et Berlin. Le voyage dura un peu plus de 42h 32minutes et 15 secondes.
Madame Nassion passa tout son temps a tenir la jambe à tout les passagers du train, elle racontait sa vie sans arret, et sans relache. René pour tuer le temps avait décidé d'écrire sa vie de labeur au sein de la PJ dans un bouquin, une trilogie en 5 tomes comme les livres d'Adams. Léo, la tête contre la vitre regardait surtout le paysage. Il rêvait. Quelques jours avant il n'était que simple journaliste, et aujourd'hui il était aventurier ! Un sentiment de fierté naissait dans son coeur et dans son esprit. Il allait en faire tomber des filles maintenant ! Rampa quand a lui un balladeur Mp3 s'explosait les oreilles avec du Rock, du Jazz, du Rap, du bal musette, de la soupe, du disco, du classique, des chants corses, des morceau breton, de Tam tam d'afrique ... Enfin bref tout ce qu'on appel musique.

Un coup de téléphone seul est venu interrompre le voyage. L'élégant c'était évadé ! Quand Rampa annonça la nouvelle. Léo sentit un sueur froide lui glissait dans le dos. Il ésperait surtout pas le revoir celui là. " On se tiendra sur nos gardes " comme disait Rampa.

Mais bientot cologne arriva. Il était temps. le train entrait en gare.

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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mer 13 Sep à 14:55

Léo, descendu en dernier, fut happé par le vent frais qui balayait les quais. Ses profondes réflexions durant le trajet l’avaient rendu presque léthargique et il dut se faire violence pour revenir à la réalité.
- Par où va t-on, à votre avis ? demanda Dame Nassion
- Peut- être que cela a un rapport avec la ville de Lourdes ? avança René
Léo se souvenait avoir visité Cologne au cours d’un échange linguistique et fit appel à ses reliquats de connaissances :
- La cathédrale, marmonna t-il comme s’il cherchait une réponse pour lui même.
- Comment ?
Trampa le dévisageait. Léo se reprit :
- Je me disais qu’on pouvait aller faire un tour à la cathédrale…
Il s’interrompit en voyant les autres froncer les sourcils puis décida de perséverer :
- Lourdes est un lieu de pèlerinage et la cathédrale de Cologne est un lieu de culte.
- Pourquoi celle là en particulier ? demanda Mme Nassion.
Léo soupira :
- C’est l’un des plus importants monuments importants de la ville !
Convaincus, les autres se laissèrent guider et Léo fut surpris de voir à quelle vitesse il retrouvait ses capacités à parler allemand. Il expliqua ensuite aux autres une idée quant aux suites du trafic qui pouvait justifier le choix de cette ville :
- Cologne, expliqua t-il en levant le nez sur un ciel gris, c’est un nœud de communications; port, autoroutes, y’a aussi l’aéroport de Bonn juste à côté, donc si ces types ont l’idée de monter un trafic à l’échelle mondiale, en choisissant Cologne ils n’ont pas misé sur le mauvais cheval.
Trampa et René écoutaient, de plus en plus horrifiés par cette perspective.
Léo les guida jusqu’à la cathédrale. Elle était déserte, à l’exception d’un homme agenouillé, l’esprit occupé par la prière qu’il marmonnait à mi voix. Léo y reconnut l’accent bavarois.
- Et ensuite ? demanda Trampa
Léo hésita en regardant l’immensité de la cathédrale, la sérénité qui s’en dégageait. Comment pouvait- on oser se servir de la cathédrale comme point de relais ?… Il est connu que les mafieux n’ont guère de scrupule pour le patrimoine.
- La châsse des Rois mages…
Le cœur affolé par ce qu’il risquait de découvrir, il s’avança vers l’abside et découvrit le coffre d’or très richement paré. Seulement, celui ci se trouvait à deux mètres derrière une épaisse grille de métal. Il soupira. Impossible de l’approcher.
Des pas feutrés résonnèrent dans la nef. Léo eut le temps de glisser quelques mots aux autres :
- On est des touristes, on visite ! S’il commence à dialoguer, je m’en occupe.
Les pas se rapprochèrent et apparut dans l’abside, un prêtre qui, les voyant leur béate admiration devant le coffre, leur sourit gentiment.
- Er ist der Reliquienschrein der Heiligen Drei Könige (Il s’agit de la Châsse des Rois Mages)
- Wunderbar…, murmura Léo
Le prêtre poursuivit sa marche sans aucune autre parole. Léo retourna à sa contemplation.
- On ne peut pas l’approcher, grommela Trampa.
- Non, il s’agit d’une relique ! C’est comme départir le Louvre des protections des tableaux ! riposta Léo, fort de son statut de guide et d’interprète.
- Comment on fait alors ? gémit Dame Nassion
Léo se rappelait l’Indiana Jones et la quête du Graal. Dans ce film, Harrisson Ford se retrouve dans une église et cherche un certain « X » qu’il finit par trouver sur le dallage.
- Les Rois Mages étaient trois.
- Sans blague ! ironisa Trampa.
- Laissez moi réflechir, rétorqua sèchement Léo. Il doit y avoir des statuts de rois mages dans l’église, ou au moins la mention de leur nom. Cherchez les, cherchons les !
Léo se précipita dans la nef, l’homme qui tout à l’heure priait était parti. De là où il était, il voyait la chaire. Les rois mages étaient venus d’Orient à Béthléem pour la naissance du Christ. Oui, et après ?
- J’ai trouvé ! s’exclama Dame Nassion radieuse, J’ai trouvé Melchior !
En effet, elle venait de mettre la main sur une discrète statue marmoréenne au dessus du nom de l’identifié. Les deux autres furent trouvés à quelques secondes d’intervalles.
- Bien, maintenant on fait quoi ?
Léo s’autorisa un sourire.
- Maintenant on imagine…
Mentalement, il relia les statues à la relique. Et le trajet se coupait en un seul et unique point, la chaire.
Un frisson lui parcourut l’échine. Devrait- il casser quelque endroit de la chaire pour accéder à l’indice ? Il espérait que non.
Les regards qui avaient convergé vers la chaire se tournaient maintenant vers lui. Qu’allait il faire ?
Léo prit une grande inspiration et gravit lentement les marches. Arrivé au sommet, les autres lui paraissaient si faibles ! Lui qui se croyait insensible au vertige.
Il déglutit péniblement et regarda attentivement le sol de la chaire. Rien. Il se retourna pour contempler l’illustration à laquelle le prêtre tournait le dos pendant les messes. Un ange se tenait devant Marie, lui tendant un message écrit de la main de Dieu sur une feuille d’or. La feuille commençait à craqueler…
Léo s’approcha et l’examina, le nez presque collé à la tenture et son cœur sembla littéralement exploser. A y regarder de plus près, la position des doigts de l’ange sur la feuille, celui-ci ne la tenait pas. La feuille d’or était collée sur la tenture ! !
Les autres avaient suivi sa démarche en silence et le regardaient détacher avec d’infinies précautions le papier de la tenture. Bientôt, il fut intact entre ses mains, couvert de peinture dorée.
Le souffle coupé, il descendit de chaire avec un léger vertige. Moïse ressentait- il cela en descendant avec les Tables de La Loi ?
Immédiatement, les autres firent groupe autour de lui, fébriles.
- C’est ça ?
- Comment on fait pour le lire ?
Trampa proposa de baigner la feuille dans le bénitier. La feuille glissée dans l’eau, l’or s’y répandit, laissant voir une surface blanche couverte de minuscules carreaux. Au centre une lettre se formait progressivement. En quelques secondes, un « I » fut visible, plongeant toute l’équipe dans la plus grande perplexité.
- EI… ? fit René qui fut la première à reprendre ses esprits.
- C’est censé être quoi ? demanda Dame Nassion.
De nouveau, tous les regards convergèrent vers Léo qui, le menton appuyé sur un poing et les yeux dans le vague, préparait sa réponse quand des crissements de pneus sur le parvis résonnèrent jusque dans l’intérieur du monument et des ordres en français exprimés.
- C’est quoi ça ? demanda René
- C’est le signe qu’on ne s’est pas trompé ! s’exclama Léo, on reste pas là !
Mais avant que tous ne cherchent à s’enfuir, il leur demanda s’ils avaient retenu la lettre et émietta la feuille dans le bénitier.
La lourde porte de la cathédrale s’ouvrit sur un rideau de pluie sur lequel se découpaient plusieurs silhouettes…
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mer 20 Sep à 22:56

...
- Tiens, voilà les Men In Black, annonça Trampa en portant la main à sa poche-revolver.
Léo se planqua derrière un prie-dieu en osier en reconnaissant M. Pinguin.
- Vous êtes encore dans mes pattes, sales flics, grinça ce dernier en mettant Trampa en joue avec un petit pistolet.
Un de ses nouveaux équipiers (moustaches de morses et costume aussi impeccable que son patron) braquait Dame Nassion à la mitraillette. Une jeune femme de haute stature vêtue d'un manteau de fourrure d'ours blanc à faire pleurer le panda de la WWF visait le prie-dieu de Léo. Deux autres cerbères se déployaient dans les travées, scrutant les rangées de bancs.
- Où est passée l'horrible vieille avec son casque rose, demanda l'un d'entre eux avec un fort accent anglo-saxon. Phoque, elle a pas pu aller bien loin...
- Continue à chercher, lui répondit son camarade, son bras unique supportant un lourd automatique.
- Réné!! souffla Léo.
La scène tînt quelques instants, chacun s'observant par dessus son arme ou scrutant les alentours à la recherche de René.
- Alors, il semble que vous nous ayez devancés, M. Trampa.
- Police française, monsieur. Efficacité, toujours, répondit le flic en souriant.
- Hélas je crois que vous êtes dans une mauvais passe ici. Nous somme plus nombreux et bien mieux armés que votre clique de...
Le Pinguin s'affaissa. Sa tête heurta le sol en même temps qu'un objet rose et rond qui fit résonner l'ensemble de l'édifice.
Le morse, la grande ourse, le manchot et le phoque levèrent la tête.
Deux balles sifflèrent, un cri retentit...
René tomba du balcon de l'orgue au moment où un prêtre affolé hurlait en découvrant que son église se transformait en reconstitution de OK Corral...
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Jeu 28 Sep à 20:21

Ce fut un silence, bref mais intense, qui accompagna la chute de Renée. Mais le pinguin et son gang reprirent vite leurs esprits, et foncèrent sur nos amis.
Trampa avait beau crier qu'il ne fallait pas se disperser, la peur restait la seul maîtresse dans l'église.
Mme Nassion cherchait désespérement la sortie de secours (l'élégant avait pris la précaution de barricader l'église), Renée fonçait tête baissée vers les aggresseurs, car elle voulait récupérer son casque qui lui avait coûté assez cher.
Quant à Léo, il cherchait un endroit où on pourrait oublier sa présence momentanément. Il se cacha alors dans un recoin, près de la vierge Marie, tout en souhaitant que cette dernière se fasse discrète.
D'ici, il entendait le tumulte dans l'église : un mélange de cris de guerre (Renée avait l'habitude de crier "Bonnnnnnzaïï" lorsqu'elle fonçait vers ses ennemis), de cris de souffrance (Renée avait pensé à aiguiser son dentier avant de partir à Cologne), de cris de désespoir (le prêtre assistait impuissant à la fusillade) ainsi que des injures, des pleurs, et des applaudissements. En effet, deux touristes français venaient d'entrer dans l'église, et ils pensaient assister à un tournage de film d'action.

Léo ne pensait même pas à aider l'un de ses camarades. Il était bien dans son coin, alors il y restait.
Mais soudain, il vit une ombre s'approcher. Celle-ci lui dit : "ah ah ton compte est bon mon p'tit gars !".
Il s'empara alors d'un énorme cierge, le souleva, et l'abattit sur Léo.

C'est alors que Léo se réveilla. Il se trouvait dans son appartement, et il était tout en sueur.
"Ce n'était qu'un rêve ! Tout cela n'a jamais existé ! Youpiii !"

Il était 7h du matin, et il devait partir au journal. Mais cette fois-ci, il y alla gaiement, tout en chantonnant sur les trottoirs.
Il n'avait jamais risqué sa peau, il ne connaissait aucune Renée (il souriait à s'en éclater les articulations), tout cela était le fruit de son imagination.

Il ne prit pas garde aux voitures qui klaxonnaient, aux gens qui s'insultaient dans la rue, seul comptait le gazouillement lointain des oiseaux qui s'étaient réfugiés dans les arbres alentours.
Il dansait presque quand il arriva au journal Toutié.

- Bonjour Thérèse ! Comment vous allez ce matin ? Mais, qui êtes-vous ? Où est passée Thérèse ?
- Elle est partie. Depuis que la machine à café est défectueuse, elle pique des crises toute la journée. Je suis sa remplaçante, je m'appelle Mirabelle !
- Ma foi vous êtes très belle, vous êtes même mira-belle !
- Oh oh oh, on peut dire que vous avez de l'humour ! J'aime les hommes qui ont de l'humour ! Faites voir vos mains ? Elles ont l'air si belles...
- Vous me flattez ! Vous permettez que je vous tutoie ? Mais que faites-vous ??

Mirabelle avait sorti des menottes, et avait attaché les mains de Léo avec.

- Mais quelle coquine ! On peut dire que vous y allez franchement vous !

Mais Léo trouvait quelque chose de bizarre dans le visage de Mirabelle. Il avait l'air changeant, des rides avaient l'air de se dessiner sur ses joues, puis son front.
- Ca va Léo ?

Même sa voix commençait à se déformer.
Soudain, il s'aperçut avec horreur que c'était la voix de Psaulin !

- Tu n'as pas trop mal à la tête ?

Il pouvait maintenant reconnaître le visage de Renée, ses rides, son dentier, et tout ce qui allait avec.

- Ahhhhhhh ! lui répondit-il
- Il est encore secoué par le choc, conclut Trampa, ça va passer.

Ils attendirent donc quelques minutes pour que Léo se remette, et cesse de se débattre.

- Ca y est, tu es calme maintenant ?
- Que s'est-il passé ? Je me souviens d'une église et puis plus rien...
- Tu as manqué nos exploits ? Ahhh quel dommage ! Tu as vraiment raté quelque chose, on a été formidables !
- Comment vous avez pu échapper au gang des pinguins ?
- C'est très simple, répondit Trampa. Le prêtre, qui a cru que nous étions des démons qui venaient arracher les âmes de ses fidèles, a déclenché le système anti-incendie, qui était constitué d'eau bénite. Il pensait ainsi nous renvoyer tous en Enfer !
- En en quoi ça vous a aidé ?
- L'eau a complètement enrayé les armes de nos adversaires. Heureusement pour nous, ils ont privilégié l'entraînement aux armes à feu plutôt que d'apprendre le karaté.
- Ouais, ajouta fièrement Renée, on les a matés ! Ils sont maintenant hors d'état de nuire, sûrement en train de gémir quelque part dans Cologne.

Léo était embarassé. Un détail lui taraudait l'esprit.

- C'est très bien tout ça...très bien joué. Mais alors, si vous avez été plus forts qu'eux, comment se fait-il que nous soyons menottés, assis dans une cave humide pleine de rats, et apparemment enfermés à double-tour ?

Les trois compères se regardèrent en grimaçant.
Mme Nassion qui n'avait pas encore pris la parole jusque-là, lui dit :

- Ca, c'est une autre histoire...
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Sam 30 Sep à 0:32

Parce qu'un bon effet dramatique, même employé pour la ènième fois dans un même récit par un auteur doté d'idées précises sur le suspense et l'atmosphère , est toujours efficace et fait toujours... ben... de l'effet, pour cela, donc, la porte s'ouvrit en grinçant.
Une silhouette massive se découpait dans le rectangle lumineux ainsi formé. Le contre-jour empêchait Léo de distinguer les traits de son geôlier, par contre notre héros aurait pu fournir du premier coup une estimation très pertinente de son tour de biceps... beaucoup trop pertinente, en fait, même avec une honnête marge d'erreur d'un mètre.
- Tout cela m'a l'air d'être un horrible poncif, sussura Trampa. Je parie que dans la salle voisine on trouverait une baignoire et un siège avec des sangles...
- Tiens, vous m'avez l'air de bien vous y connaître, répondit Léo.
Et le geôlier parla. D'une voix totalement déplacée au vu de sa carrure. C'était la voix de quelqu'un qui passe deux heures par jour dans une bibliothèque, pas dans une salle de sport. Une voix de professeur de français...
- Monsieur Dehur-Levant?
- Hum, c'est moi, répondit Léo, cloué sur place et à l'esprit de qui remontaient toutes les blagues méchantes qu'il avait pu faire à ses profs de français, hommes de la part de qui ils n'avait jamais cru subir la moindre représaille. Maintenant il se sentait piégé.
- Monsieur Dehur-Levant, je vous prie de me suivre, on a des choses à vous dire là-haut. Vos amis suivront dans quelque temps.
Léo se leva et suivit l'homme sans protester, hypnotisé. Quel ton! Ce type-là aurait pu convaincre un serial killer de se rendre à la police et de se convertir au régime blé-riz-tipiak jusqu'à la fin de sa vie, voire d'aller militer avec José Bové! Si c'est lui qui mène les interrogatoires dans le coin, se dit Léo, il n'aura même pas besoin de bouger d'un poil ou de sortir les petites poucettes...
Après avoir monté un escalier un peu raide pour les jambes encore vacillantes de Léo et traversé quelques couloirs ils arrivèrent devant une porte en bois ouvragé, très belle, de très bon goût. Le geôlier frappa quelques coups énergiques, s'éclaircit la gorge et appela:
- Madame Levant? J'amène votre invité.
Madame Qui?????
- Entrez donc, répondit une voix familière.
Familière... Léo sentait que le terme était beaucoup trop bien choisi. Il frissona.
La porte s'ouvrit, sans grincer.
Une femme entre deux âges (quarante-deux ans et quarante-trois ans, pour être précis) leva la tête au dessus d'une pile de feuilles - du papier millimétré!! -et lança par dessus son bureau un sourire rayonnant.
- Alors, Léo, comment vas-tu? Ca doit faire quoi? Quinze ans? Comment vont tes parents?
- ...
- ...
- ...
- Tata Solène?!??!
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mer 9 Mai à 23:05

Atterré, Léo se laissa tomber sur le siège que lui designa le geôlier. Il déglutit. Son interlocutrice le dévisagea, affectueusement. Trop, même.
- Et bien tu te rappelles déjà mon nom, ce n’est pas si mal…
Léo baissa les yeux sur ses poignets entravés et rougis par le métal des menottes. Une migraine lancinante commençait insidieusement à lui vriller les tempes. Il s’entendit articuler :
- je comprends rien, il se passe quoi ?…
Tata Solène sourit et se leva de son siège en faisant grincer les pieds sur le sol. Léo serra les dents. Il eut une pensée pour les deux autres restés prisonniers plus bas.
Puis, il ramena ses pensées diffuses vers sa tante dont la présence près de la fenêtre était on ne peut plus incongru.
Elle remonta le col de sa veste sur ses épaules. Léo aurait aimé qu’elle arrêtât de sourire. Il ne l’avait jamais supporté, ce sourire. Elle avait un truc à cacher. Ou à demander. Ca faisait même plus de quinze ans qu’il ne l’avait pas vu. La retrouver ici et maintenant avait de quoi le choquer. Il essaya de se rappeler. C’était quoi son boulot ? C’était quoi ses passions ?
Elle revint s’asseoir, faisant de nouveau grincer les pieds de sa chaise sur le sol. Elle se saisit d’un stylo, prit une inspiration et commença, en dévisageant le jeune homme :
-…….
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Valesco
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Jeu 10 Mai à 21:10

- Alors, comment te sens- tu ?
Léo haussa les épaules autant que le lui permettaient les menottes :
- Ben, comme un type qui s’est pris un cierge de 2,8 kg sur la figure. Me dis pas que ça va passer, dis moi plutôt ce que tu fais là. Et c’est quoi toutes ces feuilles ?
Tata Solène posa sèchement son stylo sur le bureau. Et puis elle soupira lourdement, comme elle avait d’ailleurs toujours fait.
Statisticienne, elle avait été statisticienne. Léo trouva la réponse dans les couleurs d’un faux Rubens accroché à la gauche de sa tante. Mais, au fond, est- ce que ça expliquait tout ? Pas sûr, se dit Léo en songeant que ses menottes étaient décidément bien trop sérrées.
Tata Solène pencha son visage sur le bureau, le menton presque collé contre le bois du meuble.
- il y a un complot…
léo sourit. Sans déconner ? il se demanda si Solène le prenait pour un crétin fini ou si elle allait tout reprendre depuis le début pour tout lui expliquer et finalement se rendre de son plein gré au commissariat le plus proche. Exagéré non? Néanmoins, le ton qu’elle avait prit changeait de la tonalité tonitruante qu’il lui connaissait et d’aucuns plus aguerris en auraient frissonné.
- c’est une organisation à l’échelle planétaire, mon tout petit Léo…
« mon tout petit Léo… », la dernière fois qu’elle l’avair appelé comme ça, c’était à Noël il y a seize ans.
- c’est une question de profit.
La barre du dossier de la chaise lui labourait l’omoplate gauche. Tata Solène le fixait intensément, le menton toujours quasi collé contre le bureau. « dans quinze secondes, se dit Léo, elle me saute dessus… ». Il hasarda :
- et tu vas nous laisser repartir ?…
- mais, mon tout petit Léo, bien sûr que non…
il encaissa sans comprendre. N’avait- elle pas dit que…
- mais pourquoi ?
- mais, mon tout petit Léo, c’est beaucoup trop dangereux de vous laisser repartir…
léo médita quelques instants cette réponse sybilline.
- je peux savoir pourquoi ?
Sa tante haussa les épaules en se levant :
- Non.
Vaguement agacé, Léo choisit un autre angle d’approche :
- ok, je reformule ; dis moi pourquoi on ne sortirait pas ?
Solène se mit à rire :
- Léo, tu as toujours ton foutu caractère, pas vrai ? Déjà petit tu étais insupportable, je vois que tu n’as pas beaucoup changé…
- Toi non plus, t’es toujours aussi agaçante…
La gifle retentit sur sa joue :
- N’insulte pas ta tatie !
La migraine venait, sous l’effet de la gifle, de fracasser franchement les tempes de Léo qui baissa la tête sur sa poitrine.
- j’ai toujours été gentille avec toi, mon tout petit Léo. Tu te rappelles que je t’offrais toujours des choko-vaches pour Pâques…
- …et des oranges à Noël, compléta Léo, tu mettais toujours les oranges au frais sur le balcon…
une violente douleur l’empêcha de compléter le dicton.
- mais tu veux quoi en fait ? parce que très franchement j’ai rien pigé…
Tata Solène posa ses grandes mains crispées sur le bureau, ses deux baguettes chinoises soutenant sa vertigineuse coiffure lui servant d’antenne.
- Léo, j’aimerais pouvoir compter sur toi.
- Certes, ça j’avais bien compris. Mais pour quoi faire ?
Tata Solène éluda magnifiquement la question. Léo soupira, décidant de se mettre en pilote automatique. Non qu’il n’accordât aucune attention aux propos de sa tante, mais elle avait un don inégalable pour tout compliquer et tout noyer sous les détails.
Sur la commode à côté du bureau, le transistor émettait de vagues gargouillements indistincts.
- alors, qu’en penses tu ?
léo ébaucha un sourire.
- je ne serais pas contre, mais il faudrait que je réflechisse. Tu pourrais mettre la radio un peu plus fort ?
Patiemment, sa tante augmenta le volume sonore de l’appareil et la voix d’Eve Ruggieri se répercuta contre les murs. Léo sourit. Il avait fait l’experience une fois de voir qu’une émission radiophonique couvrait certains bruits et avaient un effet particulier sur certains métaux. Il extirpa laborieusement un long clou de l’ossature de sa chaise et commença à travailler la serrure des menottes. Peu à peu, celles- ci se desserrèrent, puis cédèrent totalement pour libérer ses poignets meurtris. Il avait dû se passer une bonne demi- heure et même la voix d’Eve Ruggieri s’extasiant sur le talent de Glenn Gould lui était insupportable.
- Alors mon tout petit Léo, tu t’es décidé ?
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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mar 12 Juin à 19:09

Léo se décida. Il se leva d'un bond, saisit la chaise sur laquelle il se trouvait assis un instant auparavant et cogna (fort) sur l'arrière du crâne de sa tante, qui venait de lui tourner le dos pour se verser un verre du même nom.
Pardon grand-mère.
Pour faire bonne mesure, et s'accorder un petit plaisir mesquin, il fracassa d'un second coup (encore plus fort) le poste de radio.
Léo attrapa tata Solène inanimée, la baillonna avec son dernier mouchoir (le lecteur se souvient de ce qu'il est advenu des autres), vérifia que les menottes fonctionnaient toujours après le traitement qu'il venait de leur faire subir et attacha les mains de sa tante derrière son dos. Il la fit basculer sur son épaule, traversa la pièce et la planqua sous son bureau. Après avoir décroché une des cordelettes qui retenait un des rideaux de la fenêtre il entreprit de lui nouer également les pieds.
Ceci fait Léo se mit à fouiller les tiroirs du bureau. Il trouva dans l'un - d'eux un petit pistolet de dame qu'il mit dans sa poche en se promettant de s'en débarasser le plus vite possible. Le reste du meuble contenait des piles de chemises et de papiers remplis de colonnes de chiffres incompréhensibles pour un humain normal (i.e ne sortant pas d'HEC) Notre héros attrapa les feuilles de papier millimétré que sa tante étudiait à son entrée et avait négligemment laissé traîner sous une boule de Noël-presse-papier.
Léo s'approcha de la porte, se baissa et risqua un coup d'oeil par le trou de la serrure. Autant qu'il puisse en juger avec un angle de vue de quelques miettes de stéradians, le couloir était libre. Il baissa sans un bruit la poignée et poussa légèrement la porte...
... qui ne s'ouvrit pas.
Gottferdom !!
Abandonnant d'office l'idée de forcer la serrure avec le coupe-papier de sa tante (souvenir de Tolède, acier authentique made in China) Léo décida de tenter de s'enfuir par l'autre porte s'ouvrant sur le bureau de sa tante, par laquelle cette dernière était allée faire un tour et revenue avant de se faire assomer.
Léo ouvrit sans difficulté la porte et se retrouva dans une pièce sombre, les rideaux fermés ne laissant filtrer qu'une petite quantité de lumière. Après quelque temps, quand ses yeux se furent habitués à la pénombre ambiante, Léo remarqua une forme vaguement humaine affalée sur une chaise à l'autre bout de la pièce, dans son coin le plus sombre. La forme ne semblant pas bouger, Léo s'approcha prudemment, la crosse du pistolet prête à frapper. Quand il fut à deux mètre de lui Léo reconnu l'individu baillonné et ficelé à la chaise...
Le pinguin !! Qu'est-ce qu'il peut bien f****e là ?
Visiblement tata Solène n'employait pas l'individu comme Léo le soupçonnait. Ou bien ils s'addonnaient en douce à des rituels étonnants à base de strangulation et de métacarpiens fracturés...
Peu probable... Ou bien ce serait à causse de ça que maman ne lui parle plus ? Nan, maman est plus ouverte d'esprit que Mme Nassion, et pourtant celle-là entend des voix... même ça elle l'aurait passé à sa soeur.
Léo fit demi-tour, retourna dans le bureau et s'empara du flacon d'eau de sa tante, non sans s'être assuré que celle-ci restait sagement inconsciente sous son meuble.
Quelques instants plus tard le pinguin s'évaillait dans un monde mouillé.
- Tu es toujours baillonné, n'essaye pas de crier, lui souffla Léo à l'oreille. Tu n'as pas de bol, j'ai eu beau chercher je n'ai pas réussi à trouver de montre à gousset ou d'autres trucs dans le genre. Alors je vais sans doute passer directement à tes doigts restants sans m'attarder sur la torture psychologique. Hoche la tête si tu as pigé ça.
Pourvu qu'il ne se rende pas compte que je suis incapable de lui casser un ongle.
Le pinguin hocha la tête.
- Bien, donc tu vas commencer par m'expliquer deux ou trois trucs, et ensuite tu vas m'aider à faire sortir mes... amis du sous-sol, et peut-être que Trampa et René seront plus cools avec toi que Solène. Oh... et j'ai un flingue. Hoche la tête.
Merde, comment on enlève un cran de sûreté déjà?
Le pinguin hocha la tête.
Au fait, il y a des balles dans ce truc?

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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mar 12 Juin à 19:17

- Bon, alors, comment toi et moi on se retrouve dans cette m***e ?
Léo ôta le baillon de la bouche du pinguin, qui commença par cracher une molaire.
- Après vous avoir attrapés à la cathédrale de Cologne ils ont fait une descente dans l'appartement que l'on avait loué et nous on embarqués avec vous.
- Une idée du pourquoi? demanda Léo en bluffant encore plus fort le canon de son pistolet dans le dos de l'homme.
- D'après ce que j'ai pu comprendre des quelques questions qu'elle m'a posé entre deux passages à tabac cette femme s'occupe des opérations du trafic en France, et en a marre qu'on fouine dans ses affaires.
- Pourtant elle avait l'air de vouloir me demander un service. Si c'était juste de me calmer elle aurait pu le faire sans demander.
- On leur a volé un truc...
- Quoi?
- Un papier ou un carnet, je ne sais pas, avec des livraisons, des cargaisons, des recettes de tartes maisons... aïe!
- Te fous pas de ma gueule, ou je te laisse là pour que ma tante passe ses nerfs sur toi quand elle se réveillera.
- C'est ta tante ??
- La ferme. Je vais te détacher et tu vas passer devant, en marchant lentement et discrètement, et on va descendre libérer Trampa, René et Mme Nassion. C'est ça ou je te laisse.
- OK, OK...

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MessageSujet: Re: Les Chroniques de l'impossible.   Mar 12 Juin à 21:29

Léo détacha le pingouin en surveillant ses mouvements. Solène, occupée à se remettre du choc sous le bureau, ne perçut pas leur passage.
Léo poussa le pingouin devant lui, maintenant toujours le canon contre sa nuque. Une marche craqua sous ses pieds. Ils atteignaient presque l’étage où étaient retenus les deux autres. Léo leva la tête vers l’étage qu’ils venaient de quitter sans qu’aucun bruit ne leur parvienne.
- je deviens quoi après ? lança le pingouin avec angoisse.
- Quoi ? souffla Léo qui revint de son observation de l’étage supérieur.
Le pingouin répéta d’une voix pâteuse. Léo répondit :
- je sais pas.
- Je peux vous aider ! lança le pingouin précipitamment.
Léo se raidit et ordonna :
- si tu veux nous aider, parle moins fort !
le pingouin hocha la tête convulsivement.
Ils arrivèrent à l’étage inférieur. Un immense acolyte montait la garde devant la porte. Léo se plaqua dans un coin.
- y’a un des types avec qui t’étais. Ce que je te propose, c’est de lui faire croire qu’on me redescend avec les autres. Mais gaffe, je garde les mains dans le dos comme pour les menottes mais dans mes mains j’aurai le flingue alors un faux pas et je te fais faire une cure de pruneaux…
il songea en même temps qu’il prenait le risque de se faire avoir. « Imagine que ton jouet est vide, se dit- il, que le cran de sûreté coince et que pingouin donne l’alerte… t’auras l’air de quoi ? ». j’aurais l’air de plus grand- chose, admit- il non sans angoisse.
- on y va, fit –il à pingouin.
Ils quittèrent le coin sombre où ils s’étaient dissimulés et s’engagèrent dans le couloir. Léo marchant en tête, il se retrouva devant le gardien.
Pingouin lança au colosse :
-…
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