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 Etapes de la vie littéraires

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Valesco
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MessageSujet: Etapes de la vie littéraires   Lun 21 Mai à 10:51

Voilà, donc, par étapes, ce qui s'est passé sur le plan littéraire du XVIème au XXème. Je sais pas si c'est fondamentalement intéressant pour ceux qui passent le bac, mais tout de même, la culture c'est toujours bon à prendre study ..... Very Happy

I] Première étape : le XVIème siècle :



Introduction :
Il y a à cette époque le premier combat pour la langue française. En 1549 ; Du Bellay fait paraître Défense et Illustration de la langue française. Cette publication constitue une étape.

1) le caractère événementiel et le contexte historique :
a- le titre :

il apporte une précision sur le contenu ; polémique (défense) et programmatique (illustration). C’est une œuvre très structurée qui, par l’ampleur de sa matière, montre le désir de faire le tour de la question.

b- l’auteur :
Joachim du Bellay (né à Lire, 1522- mort à Paris en 1560) est un jeune poète de 27 ans appartenant au cercle de la Pléiade dont il écrit le Manifeste. Son œuvre est devant lui, en tant que poète ; l’Olive (recueil de poésie amoureuse écrite en français)

c- l’œuvre :
il s’agit d’une œuvre poétique en même temps qu’un texte théorique. Du Bellay se fait le porte- parole d’autres poètes moins connus mais partageant une même conception de lui poésie et s’entendent sur le contenu d’un traité. Ils se nomment d’abord la Brigade, puis la Pléiade dont le chef de file est Ronsard.

d- l’objectif :
l’objectif est de répondre, dans un contexte littéraire incertain, aux affirmations du poète Thomas Sébillet qui fait paraître en 1548 un Art Poétique, avec lequel les poètes de la Pléiade ne sont pas d’accord, et qui veut prendre pour modèle les poètes comme Marot (respectant les formes fixes du Moyen- Age ; rondeaux, ballades…). En 1549 a lieu un combat virulent car les deux défendent leurs convictions. Il y a des enjeux importants puisque la nation française est en train de se construire, et est donc fragile.
Les poètes anciens n’ont pas cette haute idée de la poésie (argument de Du Bellay). La Défense est déjà une inauguration dans le genre du manifeste (sérieux, rigueur, côté démonstratif, argumentatif et volonté de s’opposer à un certain nombre de contemporains).

2) le texte :
a- le principe :

le principe est que la langue française a besoin d’être défendue et les plus habilités à cela sont les poètes. La langue française est en difficulté, il est donc nécessaire de la valoriser. Les poètes étant les amis des princes, ils s’épaulent mutuellement ; le but étant de bâtir une nation et d’en assurer la grandeur.

b- les dimensions politiques et culturelles :
- pourquoi défendre la langue française ? : langue française est encore faible. Le latin au XVIème siècle est déjà la langue du savoir et de la connaissance (tous les écrits scientifiques et littéraires sont en latin). Le français n’est alors pas considéré comme une langue apte à diffuser le savoir. Il faut également défendre le français contre l’italien qui commence à s’imposer comme langue littéraire et le français est de plus en plus considéré comme une langue « barbare ».
- la dimension politique de la défense : dans la France du milieu du XVIème siècle, il y a une volonté d’élaboration d’une nation forte et puissante. La dynastie des Vallois veut faire de la France l’héritière de l’empire romain et de la culture romaine.
- Le contexte culturel : phénomène de transfert d’une puissance impériale qui va de pair avec le phénomène de transfert d’une puissance culturelle. Puissance culturelle : langue officielle d’une nation, langue élaborée pour affirmer la puissance de la nation à l’extérieur. Ambition politique et poétique.
- Le contexte politique :la langue française est renforcée en 1539 avec la publication de l’édit de Villers- Cotterêts, texte motivé par François Ier .
- Les rivalités avec l’Italie : rivalités politiques et culturelles. L’Italie est le lieu de la renaissance (enrichissement culturel considérable) et sortie de l’obscurantisme du moyen- âge et difficultés de valoriser les textes païens. Fascination des Français qui voient l’Italie comme modèle à suivre mais aussi comme rivale absolue. François Ier découvre l’Italie au cours d’une guerre et reste fasciné par le caractère avancé de la vie sociale et il se met en tête de faire la même chose pour la France.

c- le travail sur la langue :
le but est de faire lire aux Italiens des œuvres françaises.
- la défense : il y a un manque profond de vocabulaire, de structures grammaticales et syntaxiques complexes. Toutes les langues sont, naturellement, égales, elles sont toutes prises dans un devenir culturel et social et leur développement est culturel et non pas naturel.
- La traduction : « Chaque langue a je ne sais quoi de proprement à elle ». il s’agit donc de développer ce que la langue a de propre.
- L’imitation : comme Pétrarque, ou l’imitation et aemulatio des poètes latins. Enrichissements par des néologismes, des figures et des connaissances.

3) conclusion :
il s’ensuit des modifications comme la place du poète dans la société et la relation de la langue avec la société.

EXTRAITS :

Livre I, chapitre III :


Et si notre langue n’est si copieuse et riche que la grecque et latine, cela ne doit être imputé au défaut d’icelle, comme si d’elle- même elle ne pouvait jamais être sinon pauvre et stérile : mais bien on le doit attribuer à l’ignorance de nos majeurs, qui ayant (comme dit quelqu’un, parlant des anciens Romains) en plus grande recommandation le bien faire que le bien dire, et mieux aimant laisser à leur postérité les exemples de vertu que les préceptes, se sont privés de la gloire de leurs bienfaits et nous du fruit de l’imitation d’iceux : et par même moyen nous ont laissé notre langue si pauvre et nue qu’elle a besoin d’ornements et (s’il faut en parler) des plumes d’atrui. mais qui voudra dire que la grecque et la romaine eussent toujours été en l’excellence qu’on les a vues du temps d’Homère et de Démosthène, de Virgile et de Cicéron ? et si ces auteurs eussent jugé que jamais, pour quelque diligence et culture qu’on y eût pu faire, elles n’eussent su produire plus grand fruit, se fussent- ils tant efforcés de les mettre au point où nous les voyons maintenant ?
Ainsi puis- je dire que notre langue, qui commence encore à fleurir sans fructifier, ou plutôt, comme une plante et vergette, n’a point encore fleuri, tant se faut qu’elle ait apporté tout le fruit qu’elle pourrait bien produire. Cela, certainement non pour le défaut de la nature d’elle, aussi apte à engendrer que les autres : mais pour la coulpe de ceux qui l’ont eue en garde et ne l’ont cultivée à suffisance, ainsi comme une plante sauvage, en celui même désert où elle avait commencé à naître, sans jamais l’arroser, la tailler, ni défendre des ronces et épines qui lui faisaient ombre, l’ont laissée envieillir et quasi mourir.

Livre II, chapitre III :

Qu’on ne m’allègue point ici quelques uns des nôtres, qui, sans doctrine, à tout le moins non autre que médiocre, ont acquis grand bruit en notre vulgaire. Ceux qui admirent volontiers les petites choses et déprisent ce qui excèdent leur jugement en feront tel cas qu’ils voudront, mais je sais bien que les savants ne les mettront en autre rang que de ceux qui parlent bien français, et qui ont, comme disait Cicéron des anciens auteurs Romains, bon esprit mais bien peu d’artifice. Qu’on ne m’allègue point non plus que les poètes naissent, car cela s’entend de cette ardeur et allégresse d’esprit qui naturellement excite les poètes, et sans laquelle toute doctrine leur serait manque et inutile. Certainement, ce serait chose trop facile, et pourtant contemptible, se faire éternel par renommée, si la félicité de nature, donnée même aux plus indoctes, était suffisante pour faire chose digne de l’immoralité. qui veut voler par les mains et bouches des hommes doit longuement demeurer en sa chambre ; et qui désire vivre en la mémoire de la postérité doit, comme mort en soi- même, suer et trembler maintes fois et autant que nos poètes courtisans boivent , mangent et dorment à leur aise, endurer de faim, de soif et de longues vigiles . ce sont les ailes dont les écrits des hommes volent au ciel.
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Valesco
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 21 Mai à 10:56

Après la première étape................ la deuxième........ Wink


2ème étape : le XVIème siècle de Montaigne :



Introduction :
Cette étape concerne la seconde moitié du XVIème siècle. En 1580, Michel Eyquem de Montaigne(1533- 1592) est l’homme d’un seul livre.
Les Essais : c’est un genre difficile à cerner car il a été inventé par Montaigne lui- même. Il s’agit d’une œuvre importante par son volume et son genre particulier. Il rassemble ses trois livres, ses « Libres considérations » d’un gentilhomme français qui, entre 40 et 60 ans, entreprend de noter ses considérations sur les textes, pensées philosophiques et considérations sur lui- même (corps, habitudes, goûts…).
Ses « Libres considérations » mêlent des sujets généraux à des sujets personnels, sans délivrer aucune doctrine. L’œuvre elle- même reste ouverte jusqu’à sa mort. Il ne corrige jamais son œuvre et rajoute sans jamais rien enlever.
En 1580, il écrit le premier livre. En 1588, nouvelle édition du livre 1 qui paraît avec les livres 2 et 3. En 1595, troisième édition des trois œuvres enrichies. Ainsi, 1580 n’est que le début d’une étape.


1) Structure et présentation d’une œuvre singulière et unique :
Montaigne a plutôt une carrière d’homme public, maire de Bordeaux, il en règle les affaires et est donc pris par les affaires des hommes. C’est également la période des guerres de religion (1562- 1598).
L’écriture est pour lui un ensemble de réflexions philosophiques sur la société dans laquelle il vit. Il invente une forme qui a été peu reprise par la suite, nouveauté dont il a d’ailleurs parfaitement conscience : « C’est le seul livre au monde de son espèce, un dessein farouche et extravagant » (livre II). Il existe différentes formes d’écriture propices à la réflexion ; ainsi :
- les confessions : pensées intimes, rassemblement des défauts et des qualités dans un seul livre.
- Les mémoires : rapport des moments vus ou vécus.
- Philosophie morale : dimension moraliste, observations de la nature de l’homme.
- Les écrits épistolaires : adresses au lecteur.
- Les conversations : caractère d’oralité.

2) le titre : les Essais :
Montaigne écrit sans se préoccuper du titre. Au XVIème, les Essais ont deux sens :
- la tentative ; réalisation qui prend en compte l’incertitude quant à la réussite.
- L’expérimentation : écrire pour tirer des conclusions après coup.
Le terme d’Essais n’a jamais été employé pour parler d’une œuvre. C’est un recueil de tentatives, d’expérimentation à tous les niveaux, donc naissance d’un genre particulier qui s’appelle toujours l’Essai et qui autorise la parole personnelle. Montaigne invente doc un genre nouveau très employé aujourd’hui.

3) la langue : le français :
Montaigne écrit en français alors qu’à cette époque il était encore très peu employé pour ce genre de littérature : « Avant tout, les Essais représentent un enseignement dans l’histoire de la langue » (H. Friedrich, Montaigne). C’est le choix de la langue qui permet de marquer une étape. Montaigne dit lui- même que le latin est sa langue maternelle car son père était convaincu par les Humanistes que l’Homme pouvait devenir meilleur au contact des grands textes de l’Antiquité. Montaigne est conscient que le public connaît mieux le français que le latin. Il veut voir si son œuvre résiste à l’épreuve du temps et apporte de nouvelles richesses linguistiques. Invention d’une forme et choix du français dans le cadre d’un projet ambitieux de la réalisation d’une œuvre en prose.

4) la singularité du projet :
il s’agit de parler de soi, cela fait partie du projet :
- l’avis au lecteur : « je suis moi- même la matière de mon livre ».
- l’autoportrait : il parle de lui parallèlement à tout ce qu’il considère.
- Ecriture de soi : il est lui-même la matière de son livre, donc il considère que son livre est inutile et une perte de temps pour le lecteur.
Au XVIème siècle, parler de soi est indécent (cf. les Pensées de Pascal). C’est une littérature en marge de la Littérature, il ne recherche pas la gloire.

5) une pensée singulière : connaître l’homme tel qu’il est :
« les autres forment l’Homme, je le récite ». il essaierait de comprendre l’Homme alors que les autres essaient de le formater selon les critères de l’époque. Montaigne raconte la découverte des Amériques (point de vue négatif). L’homme doit se rendre compte des choses pour ne pas être perdu dans son propre univers. On laisse la morale de côté pour progresser dans la connaissance de l’homme. choix d’une méthode et non d' une doctrine (empirisme et non dogmatisme). Il observe chez l’homme la diversité et l’inconstance qu’il essaie de peindre, de la raconter par un homme en changement perpétuel (la phénoménologie morale) qui essaie de rendre compte de l’existence des choses. Etapes sur le plan de la pensée ; le lien entre la conception de l’homme et la forme de l’œuvre qui oblige à inventer une écriture qui rende sensible l’instabilité de l’homme. Pas de hiérarchie d’argument.


AU LECTEUR :

C’est ici un livre de bonne foi, Lecteur. Il t’avertit dès l’entrée, que je ne m’y suis proposé aucune fin, que domestique et privée : je n’y ai nulle considération de ton service, ni de ma gloire : mes forces ne sont pas capables d’un tel dessein. Je l’ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m’ayant perdu (ce qu’ils ont à faire bientôt) ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive, la connaissance qu’ils ont eue de moi. Si c’eût été pour rechercher la faveur du monde, je me fusse mieux paré de beautés empruntées. Je veux qu’on m’y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans étude et artifice : car c’est moi- même que je peins. Mes défauts s’y liront au vif, mes imperfections et ma forme naïve, autant que la révérence publique me l’a permis. Que si j’eusse été parmi ces nations qu’on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de la nature, je t’assure que je m’y fusse très volontiers peint tout entier et tout nu. Ainsi, Lecteur, je suis moi- même la matière de mon livre : ce n’est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. Adieu donc. De Montaigne, ce 12 de juin 1580.ontaigne, ce 12 de juin 1580.
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Valesco
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 21 Mai à 11:01

3ème étape : le XVIIème siècle, la querelle du Cid de Corneille.


Introduction :
1637 : la querelle du Cid de Corneille.
La querelle revêt une dimension sociale et parfois très politique qui a entraîné des changements littéraires sur plusieurs points. En 1637, les conditions de la vie littéraire connaissent un événement nouveau : la querelle autour du Cid, bataille avec différents aspects et polémique, et qui oppose Corneille à ses détracteurs au travers de pamphlets, d’observations, de poèmes, de textes de nature polémique ou théoriques, ce qui amène la confrontation (origine, causes et conséquences).

1) Le succès du Cid :
a) l’intrigue :

inspirée de la jeunesse du Cid, jouée en Espagne en 1631. C’est une histoire légendaire médiévale qui a pour protagoniste un chevalier marié à une femme dont il a tué le père.
En Espagne, Don Rodrigue et Chimène s’aiment. pour venger son père, Don Rodrigue tue le père de Chimène qui continue d’aimer Don Rodrigue. Le roi décide alors de ce qui doit être : Don Rodrigue part faire la guerre, revuient victorieux et un an après est célébré le mariage.

b) l’accueil :
la pièce plaît beaucoup. C’est un succès au théâtre du Marais et la Cour se déplace pour le voir. Richelieu lui- même apprécie la pièce qui est jouée trois fois à la Cour et deux fois au palais de Richelieu. Succès financier aussi.

2) Les causes de la contestation:
a) l’attitude de Corneille :

Corneille réclame sa part (un complément de 100 livres) et veut faire éditer sa pièce, ce qui, en terme de concurrence théâtrale, ne se fait pas. Corneille veut s’octroyer un statut économique, sauf qu’un dramaturge ne vit pas de sa plume mais d’un mécène. Corneille veut être autonome et ne dépendre que du public, mais il se heurte à l’idéologie de la gratuité.

b) l’excuse à Aristote :
c’est un texte où il se décrit de manière très hautaine et où il présente sa valeur artistique :
« Je sais ce que je vaux et crois ce qu’on m’en dis » (il croit l’éloge que fait le public de sa pièce).
« Je ne dois qu’à moi seul toute ma renommée » (volonté d’autonomie).

3) Les enjeux de la querelle:
a) les acteurs de la Querelle :

les observations de Scudéry sur le cid, en 1637 : la pièce n’est pas écrite selon les règles de la doctrine classique, doctrine importante pour la réglementation d’une pièce. Cette doctrine est imposée par les doctes qui jugent la qualité d’une œuvre théâtrale :
- la règle des trois unités : unité de temps, de lieu et d’action ; qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli/ Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.(Art poétique, Boileau)
- La bienséance : ni sang, ni violence, ni allusion sexuelle ; ce qu’on ne doit point voir, qu’un récit nous l’expose.
- La vraisemblance : description de l’homme tel qu’il pourrait être et non pas tel qu’il est. Ce sont des règles basées sur la Poétique d’Aristote ; jamais au spectateur n’offrez rien d’incroyable:/le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable. Lune merveille absurde est pour moi sans appas ;/ L’esprit n’est point ému de ce qu’il ne croit pas.
Corneille écrit une lettre apologétique (défense) qui envenime tout par le mépris présenté. L’Académie française doit alors trancher.
En 1635, l’Académie française est dirigée par Richelieu, c’est une véritable institution qui doit établir un dictionnaire de la langue française. L’Académie joue alors le rôle d’arbitre dans une querelle où Corneille accepte de s’engager. suite à la publication d’un texte académique, Corneille doit corriger son œuvre.

b) les objectifs politiques :
Qui juge de la valeur d’une œuvre ? selon Corneille, c’est d’abord l’auteur et ensuite le public, mais cette conception ne plaît pas. Selon l’Académie, l’œuvre est jugée par l’auteur, le public et les doctes .
dans une tragédie, il faut montrer la valeur littéraire de ce qui a été écrit pour être joué.
Pourquoi faut- il respecter ces règles ? : dans l’œuvre, la pièce manque de vraisemblance puisque Chimène aime toujours Rodrigue malgré le meurtre de son père. Seulement, Corneille n’a pas inventé l’histoire, il l’a choisie consciemment, en défiant toute vraisemblance. Le non- respect de ces règles entraîne une mauvaise considération de l’auteur et le discrédit de l’œuvre. La vraisemblance est imposée pour « le bien de la société ».
Pour Chapelain, la force de l’œuvre s’oppose à la raison, Corneille n’avait pas d’autre choix que de ne pas écrire la pièce.

Conclusion :
Cette querelle, en tant qu’étape de la vie littéraire, fait avancer la réflexion sur ce qui fonde la valeur de l’œuvre. pour la première fois, on entend la voix de l’auteur et du public. Visée morale et politique de la doctrine classique. Le théâtre est conçu par les doctes pour « un guidage des passions » (Ch. Jouaud) pour imposer au peuple une vision épurée de l’humanité : paix publique et ordre moral (doctrine à considérer entre Morale et littérature).

EXTRAITS :

Les Sentiments de l’Académie française touchant les Observations faites sur la tragi- comédie du Cid, 1637.

Reproduit dans A. Gasté, la querelle du Cid, pièces et pamphlets publiés d’après les originaux, Genève, Slatkine Reprint, 1970.

Ceux qui, par quelque désir de gloire, donnent leurs ouvrages au public, ne doivent pas trouver étrange que le public s’en fasse le juge. Comme le présent qu’ils lui font ne procède pas d’une volonté tout à fait désintéressée, et qu’il n’est pas tant un effet de leur libéralité que de leur ambition, il n’est pas aussi de ceux que la bienséance veut qu’on reçoive sans considérer le prix. Puisqu’ils font une espèce de commerce de leur travail, il est bien raisonnable que celui auquel ils l’exposent ait la liberté de le prendre ou de le rebuter, selon qu’il le reconnaît bon ou mauvais. Ils ne peuvent avec justice désirer de luiqu’il fasse même estime des fausses beautés que des vriaes, ni qu’il paye de louange ce qui sera digne de blâme.

Mais comme dans la musique et dans la peinture, nous n’estimerions pas que tous les concerts et tous les tableaux fussent bons, encore qu’ils plussent au vulgaire, si les préceptes de ces arts n’y étaient pas bien observés, et si les experts qui en sont les vrais juges ne confirmaient par leur approbation celle de la multitude ; de même, nous ne dirons pas sur la foi du peuple qu’un ouvrage de poésie soit bon parce qu’il l’aura contenté si les doctes n’en sont pas contents.

Les mauvais exemples sont contagieux, même sur les théâtres ; les feintes représentations ne causent que trop de véritables crimes, et il y a grand péril à divertir le peuple par des plaisirs qui peuvent produire un jour des douleurs publiques. Il nous faut bien garder d’accoutumer ni ses yeux ni ses oreilles à des actions qu’il doit ignorer, et de lui apprendre tantôt la cruauté et tantôt la perfidie, si nous ne lui en apprenons en même temps la punition et si au retour de ces spectacles il ne remporte du moins un peu de crainte parmi beaucoup de contentement.


Sur ce fondement, nous disons que le sujet du Cid est défectueux en sa plus essentielle partie, pour ce qu’il manque de l’un et de l’autre vraisemblable, et de commun et de l’extraordinaire ; car, ni la bienséance des mœurs d’une fille introduite comme vertueuse n’y est gardée par le poète, lorsqu’elle se résout à épouser celui qui a tué son père, ni la fortune par un accident imprévu, et qui naisse de l’enchaînement des choses vraisemblables, n’en fait point le démêlement. Au contraire, la fille consent à ce mariage par la seule violence que lui fait son amour, et le dénouement de l’intrigue n’est fondé que sur l’injustice inopinée de Fernand (le roi), qui vient ordonner un mariage que par la raison il ne devait pas seulement proposer. Nous avouons bien que la vérité de cette aventure combat en faveur du poète, et le rend plus excusable que si c’était un sujet inventé ; mais nous maintenons que toutes les vérités ne sont pas bonnes pour le théâtre, et qu’il en est de quelques unes comme de ces crimes énormes dont les juges font brûler les procès avec les criminels. Il y a des vérités monstrueuses ou qu’il faut supprimer pour le bien de la société, ou que si l’on ne les peut tenir cachées, il faut se contenter de remarquer comme des choses étranges. C’est principalement en ces rencontres que le poète a le droit de préferer la vraisemblance à la vérité et de travailler plutôt sur un sujet feint et raisonnable que sur un véritable qui ne fût conforme à la raison.
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 21 Mai à 11:03

la suite dès que j'ai fini de tout taper...... reste la querelle des Anciens et des Modernes, les Fleurs du Mal, La Recherche de Proust, l'ère du Soupçon.....
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 21 Mai à 15:51

Vie littéraire; la suite:

4 ème étape : le XVIIème siècle ; la Querelle des Anciens et des Modernes :


introduction :
1687 : Querelle des Anciens et des Modernes. Cette querelle s’étend dans le domaine littéraire et politique (partisans des auteurs anciens vs. ceux des modernes). La confontation d’idées a lieu dans de nombreux ouvrages. Chronologiquement, des hommes de lettres s’opposent, et ce depuis le moyen- âge et par delà le 17ème siècle (les Classiques : le passé, les romantiques : époque contemporaine). Le débat est d’ailleurs encore d’actualité.
La querelle se fonde sur le but de se forger une identité culturelle. Certains estiment que la culture n’est possible que dans la continuité et d’autres estiment qu’une rupture est nécessaire.
La querelle a une ampleur considérable ; elle renvoie à des transformations profondes dans la littérature française. Tout se passe à Paris, à l’académie française et à la Cour. C’est une étape essentielle parce que spectaculaire. En gros, c’est Fontenelle et Perrault (modernes) / Racine et Boileau.

1) l’événement :
c’est un poème de Charles Perrault qui déclenche le conflit ; il y fait l’éloge du siècle de Louis le Grand, panégyrique de Louis XIV qui éclaire son siècle. Emphase et exagération dans le texte. Il compare le siècle de Louis le Grand avec l’Antiquité et conclue que le siècle de Louis le Grand dépasse de loin l’Antiquité.
- l’Antiquité : culture assez riche pour aider les hommes à devenir vraiment cultivés. Boileau fait une reprise d’Aristote et d’ Horace pour définir les préceptes de l’écriture.
- les Modernes : Fontenelle ; digression sur les Anciens et les Modernes. Parallèle tracé entre les Anciens et les Modernes (3ème édition en 1692).
Boileau publie un texte de tradition française ; le Traité du Sublime ( inspiré de Longin) ; qui est un texte phare de la poétique, il fait donc opposition puisqu’il puise dans les richesses des textes antiques.

2) la louange du roi :
il s’agit d’un poème littéraire et poétique : la louange du roi (noblesse de la tâche). Dimension triviale parce qu’il s’agit essentiellement d’obtenir les faveurs du roi via la flatterie.
Le poème de Perrault est une provocation des Anciens car le roi apparaît comme une figure incomparable avec les figures de l’Antiquité. il montre que dans tous les domaines, le roi surpasse tous les siècles antiques (politique, militaire, scientifique et artistique). Cette comparaison se place d’emblée sur le plan de la provocation, car ce qui est implicite, c’est la critique adressée aux Anciens en faisant tomber les auteurs antiques de leur piédestal. Il ne s’agit pas non plus de se limiter à l’art mais de tout y engager.
- l’avis des Modernes : pour Perrault, il est nécessaire de procéder à une mise à distance critique de l’Antiquité, il faut réfléchir avec son siècle et dépasser les superstitions et les préjugés. Pour Fontenelle, il s’agit de faire la démonstration des progrès de la Science, la Nature est toujours la même, donc on produit autant de génies que l’Antiquité.

3) l’apport des Modernes :
aucune production humaine ne doit se soustraire à la raison. Les différences sociales, politiques et culturelles entre les cultures sont soulignées.
La galanterie permet d’écrire des ouvrages savants en des termes simples pour être mis à la portée de celles et ceux qui n’ont pas de culture scientifique ou artistique.


conclusion :
les modernes apportent des perspectives importantes par rapport à des Anciens dont les idées sont toutes aussi intéressantes mais ils restent gênés par ce qu’ils considèrent comme une solution au politique ( liberté de l’écrivain, distance du temps et de l’écriture). ce qui gêne tant Anciens que Modernes, c’est la serviabilité (pour ne pas dire servitude) du courtisan. Tous redoutent la soumission au pouvoir politique. L’idée des Anciens, c’est de se baser sur les textes antiques pour progresser, alors que les Modernes souhaitent se détacher des textes antiques. Mais tous deux ont une volonté d’enrichissement et de prendre le temps de la méditation.


EXTRAITS :

Charles Perrault, Le Siècle de Louis le Grand, 1687

La belle Antiquité fut toujours vénérable,
Mais je ne crus jamais qu’elle fut adorable.
Je vois les Anciens sans ployer les genoux,
Ils sont grands, il est vrai, mais hommes comme
nous ;
et l’on peut comparer sans craindre d’être injuste
le siècle de LOUIS au beau siècle d’ Auguste.
En quel temps sut- on mieux le dur métier de Mars ?
Quand d’un plus vif assaut força t- on des rempatrs ?
Et quand vit- on monter au sommet de la gloire
D’un plus rapide cours le char de la Victoire ?
Si nous voulions ôter le voile spécieux
Que la prévention nous met devant les yeux ,
Et lassés d’applaudir à mille erreurs grossières,
Nous servir quelquefois de nos propres lumières,
Nous verrions clairement que sans témérité
On peut n’adorer pas toute l’Antiquité,
Et qu’enfin dans nos jours, sans trop de confiance,
On lui peut disputer le prix de la Science (…)


Donc quel haut rang d’honneur ne devront point
Tenir
Dans les fastes sacrés des siècles à venir
Les Régnier, les Maynards, les Gombauld, les Malherbes,
Les Godeaux, les Racans, dont les écrits superbes,
En sortant de leur veine et dès qu’ils furent nés,
D’un laurier immortel se virent couronnés ?
Combien seront chéris par les races futures
Les galants Sarasins, les aimables Voitures,
Les Molières naïfs, les Rotrous, les Tristans,
Et cent autres encor délices de leur temps ?
Mais quel sera le sort du célèbre Corneille,
Du théâtre français l’honneur et la merveille,
Qui sut si bien mêler aux grands événements
L’héroïque beauté des nobles sentiments ?
Qui des peuples pressés bvit cent fois l’affluence
Par de longs cris de joie honorer sa présence,
Et les plus sages rois de sa veine charmés,
Ecouter les héros qu’il avait animés.
De ces rares auteurs, au temple de Mémoire,
On ne peut concevoir quelle sera la gloire,
Lorsqu’insensiblement consacrant leurs écrits,
Tout art n’est composé que des secrets divers
Qu’aux hommes curieux l’usage a découverts,
Et cet utile amas de choses qu’on invente,
Sans cesse chaque jour ou s’épure ou s’augmente.
Ainsi les humbles toits de nos premiers aïeux,
Couverts négligemment de joncs et de glaïeux,
N’eurent rien de pareil en leur architecture
A nos riches palais d’éternelle structure ;
Ainsi le jeune chêne en son âge naissant
Ne se peut comparer au chêne vieillissant
Qui jetant sur la terre un spacieux ombrage
Avoisine le ciel de son vaste branchage.
Mais c’est peu, dira t- on, que par un long progrès
Le temps de tous les arts découvre les secrets ,
La Nature affaiblie en ce siècle où nous sommes
Ne peut plus enfanter de ces merveilleux hommes
Dont avec abondance, en mille endroits divers,
Elle ornait les beaux jours du naissant univers,
Et que tout pleins d’ardeur , de force et de lumière,
Elle donnait au monde sa vigueur première.
A former les esprits comme à former les corps,
La Nature en tous temps fait les mêmes efforts,
Son être est immuable et sa force aisée
Dont elle produit tout ne s’est point épuisée ;
Jamais l’astre du jour qu’aujourd’hui nous voyons,
N’eut le front couronné de plus brillants rayons,
Jamais dans le printemps les roses empourprées
D’un plus vif incarnat ne furent colorées ;
Non moins blanc qu’autrefois brille dans nos jardins
L’éblouissant émail des lis et des jasmins,
Et dans le siècle d’or la tendre Philomèle,
Qui charmait nos aieux de sa chanson nouvelle,
N’avait rien de plus doux que celle dont la voix
Réveille les échos qui dorment dans nos bois ;
De cette même main les forces infinies
Produisent en tous temps de semblables génies.
Les siècles, il est vrai, sont entre eux différents,
Il en fut d’éclairés, il en fut d’ignorants ;
Mais si le règne heureux d’un excellent Monarque
Fut toujours de leur prix et la cause et la marque,
Quel siècle pour ses rois, des hommes révéré,
Au siècle de LOUIS peut être préféré ?
De LOUIS qu’environne une gloire immortelle,
De LOUIS des grands rois le plus parfait modèle.
Le Ciel en le formant épuisa ses trésors
Et le combla des dons de l’esprit et du corps ;
Par l’ordre des Destins la Victoire asservie
A suivre tous les pas de son illustre vie,
Animant les efforts de ses vaillants guerriers,
Dès qu’il régna sur nous le couvrit de lauriers ;
Mais lorsqu’il entreprit de mouvoir par lui- même
Les pénibles ressorts de la grandeur suprême,
De quelle majesté, de quel nouvel éclat,
Ne vit- on pas briller la face de l’Etat ?
La pureté des lois partout est rétablie,
Des funestes duels la rage est abolie ;
Sa valeur en tous lieux soutient ses alliés,
Sous elle les ingrats tombent humiliés,
Et l’on voit tout à coup les fiers peuples de l’Ebre
Du rang qu’il tient sur eux rendre un aveu célèbre.
Son bras se signalant par cent divers exploits
Des places qu’il attaque en prend quatre à la fois ;
Aussi loin qu’il le veut il étend ses frontières,
En dix jours il soumet des provinces entières,
Son armée à ses yeux passe un fleuve profond
Que César ne passa qu’avec l’aide d’un pont.
De trois vastes Etats les haines déclarées
Tournent contre lui seul leurs armes conjurées ;
Il abat leur orgueil, il confond leurs projets,
Et pour tout châtiment leur impose la paix.
A rendre à leur bercail les troupeaux égarés
Qu’une mortelle erreur en avait séparés,
Et par ses pieux soins l’Hérésie étouffée
Fournit à ses vertus un immortel trophée.
Peut- être qu’éblouis par tant d’heureux progrès,
Nous n’en jugeons pas bien pour en être trop près.
Consultons au dehors et formons nos suffrages
Au gré des nations des plus lointaines plages,
De ces peuples heureux ou plus grand, plus vermeil,
Sur un char rubis se lève le Soleil,
Où la Terre en tous temps, d’une main libérale,
Prodigue ses trésors qu’avec pompe elle étale,
Dont les superbes rois sont si vains de leur sort,
Qu’un seul regard sur eux est suivi de la mort.
L’invincible LOUIS, sans flotte, sans armée,
Laisse agir en ces lieux sa seule renommée,
Et ces peuples charmés de ses exploits divers
Traversent sans repos le vaste sein des mers
Pour venir à ses pieds lui rendre un humble hommage,
Pour se remplir les yeux de son auguste image,
Et goûter le plaisir de voir tout à la fois
Des hommes le plus sages, et le plus grand des rois.
Ciel à qui nous devons cette splendeur immense
Dont on voit éclater notre siècle et la France,
Poursuis de tes bontés le favorable cours,
Et d’un si digne roi conserve les beaux jours,
D’un roi qui, dégagé des travaux de la guerre,
Aimé de ses sujets, craint de toute la Terre,
Ne va plus occuper tous ses soins généreux
Qu’à nous régir en paix, et qu’à nous rendre heureux.


Fontenelle, Digression sur les Anciens et les Modernes, 1688

Toute à la question de la prééminence entre les Anciens et les Modernes étant une fois bien entendue, se réduit à savoir si les arbres qui étaient autrefois dans nos campagnes étaient plus grands que ceux d’aujourd’hui. en cas qu’ils l’aient été, Homère, Platon, Démosthène ne peuvent être égalés dans ces derniers siècles ; mais si nos arbres sont aussi grands que ceux d’autrefois, nous pouvons égaler Homère, Platon et Démosthène.
Eclaircissons ce paradoxe. Si les Anciens avaient plus d’esprit que nous, c’est donc que les cerveaux de ce temps là étaient mieux disposés, formés de fibres plus fermes ou plus délicates, remplis de plus d’esprits animaux ; mais en vertu de quoi les cerveaux de ce temps auraient- ils été mieux disposés ? les arbres auraient donc été aussi plus grands et plus beaux ; car si la Nature était alors plus jeune et plus vigoureuse, les arbres aussi bien que les cerveaux des hommes, auraient dû se sentir de cette vigueur et de cette jeunesse.
Que les admirateurs des anciens y prennent un peu garde, quand ils nous disent que ces gens- là sont les sources du bon goût et de la raison et les lumières destinées à éclairer tous les autres hommes, que l’on a d’esprit qu’autant qu’on les admire, que la Nature s’est épuisée à produire ces grands originaux : en vérité ils nous les font d’une autre espèce que nous, et la physique n’est pas d’accord avec toutes ces belles phrases. La Nature a entre les mains une certaine pâte qui est toujours la même, qu’elle tourne et retourne sans cesse en mille façons, et dont elle forme les hommes, les animaux, les plantes ; et certainement elle n’a point formé Platon, Démosthène ni Homère d’une argile plus fine ni mieux préparée que nos philosophes, nos orateurs et nos poètes d’aujourd’hui. je ne regarde ici, dans nos esprits, qui ne sont pas d’une nature matérielle, que la liaison qu’ils ont avec le cerveau, qui est matériel, et qui par ses différentes dispositions produit toutes les différences qui sont entre eux.
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 21 Mai à 20:06

Arggggggggggghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!

Je lirais ça aprés mon bac !!!

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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 27 Avr à 13:44

Je persiste et signe. Je suis consciente du volume du post, mais c'est pour piocher dedans pour infos, pas pour apprendre par coeur (je l'ai fait pour le partiel, je vous le recommande pas...) No

5ème étape : le 18ème siècle, l’Encyclopédie :

Introduction:
entre 1751 et 1772, l’encyclopédie est rendue publique et connaît un grand retentissement. C’est un ouvrage raisonné et volumineux dont le titre est significatif du contenu : le Savoir. C’est une œuvre importante par la nature du projet, l’ambition de tout un siècle philosophique qui croit aux progrès es sciences ainsi qu’au progrès général de l’humanité.
il enregistre le savoir et le délivre en l’expliquant. c’est une source inépuisable dans l’esprit des philosophes du 18ème de réflexion sur des manières de réfléchir.
Pour Fontenelle, c’est l’association de la connaissance et d’une méthode (démonstration d’une méthode appliquée à la connaissance et aux faits culturels).

A-la Création :
I-l’exception de l’entreprise éditoriale.
1)les prémices des débuts de l’entreprise :

A la demande d’un libraire parisien, Lebreton, Diderot et d’Alembert se voient proposer la traduction de la Cyclopedia de Chambers. A l’époque, les dictionnaires avaient beaucoup de succès auprès des lecteurs cultivés et curieux de connaissances nouvelles et précises.
Ils vont transformer le projet initial et vont travailler à partir du travail de Chambers. En 1748, ils obtiennent l’autorisation officielle du roi.
2)le projet :
l’ampleur du projet : il réunit des spécialistes (environ 200 collaborateurs) parce qu’ils produisent du savoir. Il y a par exemple Tronchin (en médecine), Voltaire, Diderot et d’Alembert. il y a également le partage d’un certain nombre d’idées, i.e l’esprit des lumières est la recherche d’une liberté de penser et un intérêt pour toutes les méthodes de connaissances.
Au départ, il y a huit volumes et deux volumes de planches (illustrations). Et au final il y aura 17 volumes d’articles et 11 volumes de planches.
3)le succès :
l’encyclopédie a beaucoup de succès, elle a convaincu les contemporains et les libraires vont en tirer un maximum de profit.
conclusion partielle : c’est une œuvre de combat car elle présente une visée didactique et critique. L’ampleur du projet est l’exemple de la lutte pour la publication par les défenseurs d’une pensée nouvelle face à une société prise en étau entre la politique, la religion et le domaine intellectuel.

A-une œuvre de combat :
I-une opposition politique et religieuse :
1)les interdictions
:
en 1752, les premières réactions après la parutions des deux premiers volumes, puis en 1757. Le privilège accordé par le roi est finalement révoqué.
2)opposition politique et religieuse :
les encyclopédistes sont accusés d’impiété. en 1752, un édit royal les accusent de : - volonté d’anéantir l’autorité royale
- créer un esprit d’indépendance et de révolte
- corruption des mœurs
Rejet de la religion.
En 1757, le contexte politique est en crise. Le 17 janvier, attaque lancée contre le roi et en 1758, parution d’un ouvrage de l’esprit par Helvetius qui défend ouvertement l’athéisme, il est très proche des encyclopédistes et son œuvre est interdite à la vente.
I-une opposition littéraire et philosophique :
les encyclopédistes subissent des attaques virulentes :
Moreau, avocat, publie en 1757 un pamphlet ; les Cacouacs, accusant les encyclopédistes d’être responsables des malheurs de la France.
Fréron, directeur d’un journal, l’Année Littéraire, attaque en 1759 et est descendu par Voltaire.
Palissot écrit une pièce de théâtre jouée à la comédie française en 1760.
II-le projet encyclopédique vu de plus près :
1)la figure de l’arbre :

le projet est précisé dans deux textes :
le prospectus d’Alembert
le discours préliminaire d’Alembert.
2)la distance critique :
les philosophes n’attaquent pas de front la religion mais font en sorte que les lecteurs comprennent d’eux- mêmes, par exemple l’article « eucharistie » est signalé comme présentant des similitudes avec l’anthropophagie et renvoie à l’article du même nom.
3)les arts mécaniques :
la place des arts mécaniques, techniques et artisanaux dans l’encyclopédie est au même titre que celle accordée à la médecine.
Les ouvriers qui manipulent des machines vont devenir détenteurs d’un savoir technique et vont devenir les maîtres de la machine par la connaissance réflexive qu’ils en ont.
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 27 Avr à 13:47

6ème étape : le 19ème siècle de Baudelaire :


introduction :
en 1857 sont publiées les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. Cette œuvre engendre un scandale considérable qui touche l’auteur et l’éditeur. l’œuvre est condamnée à une amende et une suppression de certaines pièces. Ce scandale suit de près le procès de Flaubert pour Madame Bovary. Les chefs d’accusations sont très proches (rapport en la littérature et la religion). Flaubert est acquitté mais Baudelaire est condamné (pour l’exemple) et ses réactions ont des répercussions considérables sur la littérature.

I-le procès :
1)la parution
:
en 1857, parution du premier recueil de Ch. Baudelaire. Il s’est tout d’abord intéressé aux Salons et n’est considéré que comme un critique d’art (critique de la toile représentant la mort de Marat, « on eût dit qu’une âme planait dans la pièce »).
Il a écrit des Salons en 1845 et 1846, ce qui constitue un point important de son parcours puisque représentant le regard d’un poète sur la peinture.
Baudelaire est également connu pour ses traductions des œuvres d’Edgar Allan Poe. Par ailleurs quelques pièces extraites des Fleurs du Mal ont paru dans ses revues.
Boulet- Malassis est son édteur et ami d’Alençon. baudelaire veut qu’on respecte la ponctuation de ses textes car il en va de la poétique , ses poèmes étant faits pour être déclamés. Le recueil subit des attaques virulents via des auteurs qui ont eu accès à la pièce.
Le 5 juillet, Gustave Bourdon signale plusieurs pièces portant atteinte à la morale publique : insanité, présence du corps.
Le 17 juillet, la justice se saisit de l’affaire : délit d’outrage à la morale publique.
2)le procès lui- même :
Le procès a lieu en août, devant la 6ème chambre correctionnelle (celle des escrocs, des souteneurs et des prostituées). Le procureur Pinard s’était déjà occupé de Flaubert.
Le réquisitoire : il est justifié dans le principe, montre comment se justifie le rapport de la littérature a la justice et concerne le tri des pièces coupables.
Le procureur fait preuve de tolérance vis- à- vis de Baudelaire car le « déséquilibre » de ce dernier est présenté comme une circonstance atténuante, mais il faut aussi faire un exemple pour ne pas perdre la face. C’est l’œuvre qui est jugée et non l’homme. « il aura voulu faire de l’étrange davantage que du blasphème ». l’œuvre apparaît comme le résultat d’une pathologie psychologique. Au 19ème siècle, on n’est pas accusé sans pouvoir se défendre mais Baudelaire ne veut pas qu’on se serve de sa vie privée et ne veut être défendu que par son œuvre.
II-les arguments :
1)le jugement :

il y a plusieurs chefs d’accusation : délit d’offense à la morale publique, excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la morale publique. C’est également un procès intenté à un mouvement.
1)le réalisme :
Baudelaire n’appartient à aucune école et le réalisme s’impose dans les années 1850- 1860.
En 1857, le mouvement cherche à renouveler l’expression picturale. Courbet fait scandale avec la scène anodine de l’enterrement à Ornans, qui, par les dimensions de la toile, élève au rang de peinture historique la scène quotidienne. Ce qui pour les contemporains est synonyme de prétention.
L’esthétique réaliste est un affront et l’homme est touché dans sa dignité. Le réalisme est pour beaucoup synonyme de vulgarité. Avant, on montrait pourtant les vices des hommes en les accentuant jusqu’au grotesque (le tartuffe de molière).

I-la réaction de Baudelaire :
1)le refus :

Baudelaire n’appartient à aucune école. Un ami de Baudelaire, Chanfleury, est considéré comme le fer de lance du réalisme.

2)la réaction :
en 1861, il y a une nouvelle édition des Fleurs du mal, les 6 pièces les plus choquantes sont retranchées et 35 autres pièces très ressemblantes apparaissent.

3)troisième réaction :
en 1861 toujours, Baudelaire est candidat à l’académie française. A cette époque, le champ littéraire est en autonomie dans la société. Baudelaire s’impose comme un grand poète, l’académie française a la vocation de reconnaître les grands auteurs. Baudelaire estime qu’on lui doit la reconnaissance, non pour son ego mais pour la reconnaissance de la langue française à travers lui.
Février 1862 : désistement de Baudelaire, renvoi de l’institution à son incompétence et à son conformisme. Il est alors possible pour Baudelaire de constater le fossé creusé entre le social, le politique et la vraie littérature.

L’autonomie irréductible et l’anti- conformisme du poète aboutit à sa marginalisation par la société.
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 27 Avr à 13:49

7ème étape : le 20ème siècle, la Recherche de Proust :

introduction :
en 1913 ; publication à compte d’auteur de Du côté de chez Swann. C’est le roman occidental du 20ème siècle. C’est une grande œuvre romanesque ; le narrateur (Marcel) évoque la vie mondaine, parisienne, amoureuse, intellectuelle et veut devenir écrivain célèbre mais n’arrive pas à se mettre à l’écriture.
le livre s’arrête quand le narrateur a compris les bases de l’écriture romanesque. Un problème se pose sur l’identité du narrateur.
L’œuvre a un statut exceptionnel. C’est l’apogée de l’écriture romanesque, la force de la nouveauté du traitement romanesque (qui pose problème pour la succession du genre).
Article d’Antoine Compagnon sur les lieux de mémoire, l’article de Proust est considéré comme un lieu de mémoire : « Proust a durablement installé sa vision du monde ».

I-la publication de l’œuvre
en 1912, l’œuvre paraît sous la forme d’un manuscrit portant comme titre Les Intermittences du Cœur. La première maison d’édition qui le reçoit, Fasquelle, refuse de le publier car selon elle, on n’a « aucune idée de ce dont il s’agit ». c’est un roman sans intrigue, sans romanesque, sans histoire. La deuxième maison d’édition, Gallimard, refuse également car selon eux, le texte est mal composé, mal écrit. La troisième maison d’édition refuse, Le Rapporteur, refuse aussi car il y a la difficulté de comprendre le style et ils ne comprennent pas la nécéssité de passer trois pages sur la nécéssité de s’endormir, par exemple. La quatrième maison d’édition, Grasset, accepte de publier l’œuvre, mais elle doit être vendue bon marché. Par ailleurs, Proust veut plus s’occuper de diffuser sa pensée que de faire des bénéfices de son œuvre. C’est en quelque sorte une transmission par fiction.
En 1913, parution du premier volume sous le titre La Recherche du Temps Perdu. Le livre plaît beaucoup et les éditeurs regrettent. Pendant la guerre, Proust passe chez Gallimard.
L’incompréhension est vite dépassée, elle était surtout due à des préjugés sur Proust (mondain, assez snob, adepte de salons fermés…) et sur la construction linéaire de la forme romanesque.
C’est une forme neuve qui ne correspond pas aux canons : phrases complexes, genre ambigu, mise en place du processus de la mémoire involontaire.
II-l’architecture de l’œuvre :
c’est une œuvre riche et complexe. Volumineuse car c’est l’œuvre de toute une vie, de toute une pensée. Le procédé d’écriture est un cheminement vers une découverte. Elle donne ;l’image d’une cathédrale, UN bâtiment, UNE unité mais inachevée dans ses parties.

III-le genre :
c’est un récit à la première personne. Marcel est le narrateur qui raconte sa vie, mais l’absence de nom de famille fait penser à un double de Marcel Proust lui- même. Beaucoup d’éléments permettent ainsi d’établir des liens et la mise en fiction est la transposition de la réalité.
L’homosexualité dans la réalité devient hétérosexualité dans la fiction ; ainsi ce dédoublement permet un éloignement mais également un rapprochement.
Ambiguïté au niveau de l’énonciation : le narrateur n’est pas omniscient et se limite aux faits et gestes , aux paroles et aux attitudes, mais quelques fois il connaît les pensées (avec des aperçus réguliers sur l’intériorité des personnages). A ce moment, l’écrivain est le narrateur.
Le lecteur est plongé dans l’intériorité de Marcel ; la relation particulière du narrateur au personnage.

I-l’expérience fondamentale de la mémoire involontaire.
« que ma pensée puisse toucher le plus grand public possible ». cette expérience est menée jusqu’au dernier volume ; le narrateur peut comprendre la mémoire involontaire et découvrir le procédé d’écriture.
réflexion sur la place de l’homme dans le temps. Le temps qui passe empêhce la linéarité dans la vie d’un individu et, positivement, restitue à l’être sa vérité et son unité. L’homme est porteur de son unité, de son présent et de son passé. A la fin, l’épisode de la madeleine illustre le processus de la mémoire involontaire.
La mémoire involontaire : on ne peut pas agir sur elle, elle est fondamentale par l’effet produit. On peut noter une disproportion entre la cause (madeleine et thé) et la conséquence (révélations qui ont trait au temps et à la manière dont on s’y inscrit). A travers cette sensation, la mémoire est restituée (le passé= mémoire). Conscience de la continuité de l’être à travers le temps.

Conclusion :
Nouveau style d’écriture. plusieurs temporalités et plusieurs moments. Rupture avec la linéarité romanesque.
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Lun 27 Avr à 13:51

8ème étape : le 20ème siècle de Nathalie Sarraute :

introduction :
cette étape constitue un tournant dans la littérature du 20ème siècle avec pour figure emblématique Nathalie Sarraute. Les conséquences de cette étape sont encore clairement perceptibles car nous sommes encore dans l’ère du soupçon.
En 1956, c’est un texte critique plus qu’une œuvre littéraire sur les changements qui s’opèrent dans le style romanesque. Il est des formes romanesques qu’on juge mensongères. On ne croit plus aux œuvres de Balzac et Flaubert sont considérées comme étant trop surannées pour l’époque.
« l’ère du Soupçon » est à l’origine un article publié en 1950 dans le journal « le temps moderne ».
en 1950 l’article est situé symboliquement car il est alors à la moitié du 20ème siècle. Il présente des propositions sur la voie à suivre par le nouveau roman. L’article va s’incarner dans le nouveau roman s’incarner dans le Nouveau Roman avec Butor, Claude, Robe- Grillet (auteurs qui ont bâtis une œuvre dans le sens noble du terme). L’article est la formulation exemplaire d’une prise de conscience qu’une étape vient d’être franchie et qu’une nouvelle ère s’ouvre sans tenir compte de la crise des formes anciennes.

I-les formes mortes de l’écriture littéraire
1)l’affirmation initiale :

l’affirmation initiale repose sur un principe complexe. L’argument est qu’il y a dans l’art une force de vie qui pousse au changement et à la transformation. Des formes littéraires naissent, vivent et meurent, illustrant la figure de la rupture et du renouvellement.
Défendre un art est toujours difficile (comme la forme de l’épopée) car la forme meurt et l’œuvre reste, donc il manque le support de la forme.
Les changements dans la forme illustrent les changements sociaux dans les sciences humaines, la philosophie et les sciences en général. Ainsi les formes du roman de Balzac apparaissent- elles surannées.

2)les personnages romanesques :
le portrait du personnage présente des effets de réel. L’apparence correspond à l’identité d’un personnage fictif ne correspondant à aucune vérité.
Anthropologie classique : étude philosophique de l’homme rapporté à un caractère, forme psychologique connue et déjà répertoriée, comme une étiquette pour rendre compte de la diversité des hommes. Mais il n’est pas possible que le personnage ne soit doté que d’un seul caractère pour ne rendre compte que d’une vérité. Une étiquette sans vérité, grossière et facile ne correspond à aucune vérité ; l’homme s’est découvert plus complexe que le personnage.

3)l’intrigue :
la trame du roman traditionnel est vue comme un pur artifice et les personnages ont la rigidité des momies (toujours autour du thème de la mort).

I-les raisons du soupçon
Joyce : Proust et Freud sont cités dans le texte. Il y a trois manières de dire ce que pensent les auteurs : fluidité des remarques d’une conscience, utilisation du monologue intérieur, réflexion de la conscience. La lecture des grandes œuvres permet de se rendre compte de ces changements.
Le poids des œuvre slittéraires : l’homme se perçoit différemment. Mise en œuvre du Soupçon ; profondeur et complexité de l’être, foisonnement de la vie psychique. Monologue intérieur : permet de constater ce qui se passe dans une conscience, un ordre n’est donc pas matérialisable (vie dont on ne connaît pas l’organisation) et va être différent à chaque cas.
Autre temporalité : le temps lent de la vie psychologique. Image de l’activité chirurgicale de l’auteur et de l’écrivain ; car l’écriture est révélatrice d’une vérité enfouie en profondeur.



II-la substitution du narrateur au personnage :
le triomphe de la première personne. Chaque personnage est constitué d’un aspect de l’auteur. « Madame Bovary, c’est moi ! » (Flaubert), montre que c’est l’auteur qui créée les personnages.
Par rapport au texte de Nathalie Sarraute, l’auteur a l’air hypocrite et ne se dévoile qu’à travers ses personnages.
La première personne reconnue ouvertement garantit une certaine authenticité. Le roman traditionnel disparaît sous une étiquette.


conclusion :
l’ère du soupçon est une étape. C’est la formulation d’une crise et une ouverture de perspectives pour l’avenir. il y a un maintient de l’intérêt pour la forme romanesque. Il y a aussi une rupture dans la forme mais une continuité dans la découverte d’une vérité sur l’homme à travers l’écriture, au 16ème, au 19ème et au 20ème siècle.
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MessageSujet: Re: Etapes de la vie littéraires   Aujourd'hui à 13:46

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