Forum de l'Anthologie

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 Les Musso

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Valesco
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MessageSujet: Les Musso   Ven 25 Mai à 14:59

Sur les conseils insistants d'une copine, j'ai commencé à lire Et après de Guillaume Musso. Attention, je vais être désagréable et tout à fait subjective. Pour éviter les critiques gratuites, je vais aussi expliquer pourquoi. Voilà, bon, Musso nous vend une très belle histoire, une belle trame de fond, mais le style, le style! Je trouve qu'il a un style de diète; sans sucre, sans sel, sans......... rien. Il y a très peu de figures de style, la narration est très quelconque, j'ai l'impression de lire des clichés alignés les uns derrière les autres sur 357 pages. J'ai l'impression qu'il met juste des mots les uns derrière les autres sans chercher à aller plus avant dans la littérature (dommage, il aurait pu faire mieux). Bien sûr, je comprends que certains aiment, mais quand il dit vouloir s'inscrire dans la lignée d'Agatha Christie ou Harlan Coben (pas pareil...), je me dis qu'il va lui falloir revoir ses points de vue et qu'il reconsidère ses textes avant de tenir ce genre de propos.

EXTRAIT:
"Elle ne voulait pas être inaccessible; au contraire, elle voulait être plongée dans le monde, ouverte aux autres. C'est pour ça qu'elle portait le plus souvent des jeans et des pulls amples et confortables. En vérité, elle n'avait plus enfilé un tailleur depuis des lustres."

Je mets ça parce que c'est la phrase qui m'a le plus attérrée en lisant. En quoi serait- on inaccessible avec un tailleur ou un costume un tant soit peu classe? Il y a des femmes glaciales avec des pulls et des jeans et des femmes adorables qui font attention à leur manière de s'habiller. En tout cas je comprends pas le rapport entre les deux...

Je sais pas mais le schéma de famille riche et américaine qui se pose soudain des questions existentielles me fait un peu grincer des dents. On dirait un énorme cliché de la littérature moderne.......... peut- on seulement appeler ça de la littérature? C'est diverstissant, sans plus. Cela dit, il ne fait de mal à personne en écrivant ça. Je ne comprends juste pas la critique élogieuse faite à son égard.

Désolée pour les fans, j'avais dit que j'allais être désagréable.
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Nemo
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MessageSujet: Re: Les Musso   Lun 28 Mai à 20:10

Ouais c'est des bons scénar' , mais sinon c'est écrit de la main gauche avec une mouffle comme dirait une certaine littéraire que je connais.

_________________
" Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer "
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Valesco
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MessageSujet: Re: Les Musso   Mar 29 Mai à 10:28

Pas mal l'expression! J'aurais plutôt tendance à dire "de la main droite avec une mouffle", mais bon c'est juste pour le plaisir de chipoter sur les détails... Wink
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aurelianne
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MessageSujet: Re: Les Musso   Mar 29 Mai à 10:51

je suis pas une spécialiste en litérature (méme si je fait L lol) mais c'est vrais que l'extrait que tu nous a tapé fait trés rédaction 6 eme. Et sans vouloir faire une constattion les personne habillé à l'arache on moin de chance d'étre ouvert car on dit que c'est un signe pr ne pa etre remarqué...
aprés on a vu qu'un extrait peut etre que le reste est bien ...

ps: Tu es gauchaire ?
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Valesco
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MessageSujet: Re: Les Musso   Jeu 31 Mai à 12:23

Oui je suis gauchère. Tu sais, je n'ai mis que cette phrase parce qu'elle résume à elle seule le ton du livre. Je pourrais mettre un extrait plus long plus tard. La littérature, je commence à connaître puisqu' un semestre de fac se base sur une vingtaine de livres sur lesquels on travaille en profondeur......... disons que ça aiguise la perception de la littérature.
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Valesco
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MessageSujet: Re: Les Musso   Jeu 21 Juin à 17:11

Petite réflexion sur la littérature en général et celle de Musso en particulier (mes excuses aux puristes d'avoir classé Musso dans la littérature):


Un livre, en théorie, c’est simplement une accumulation de lettres, de mots qui font une phrase lesquelles au final aboutissent à un livre. Mais faut- il se limiter à ça ?
En lisant certaines productions actuelles, on serait tenté de répondre que oui, mais ce serait rester en deça de ce qu’est la littérature, car c’est bien de ça qu’il s’agit.
D’aucuns estiment que la littérature doit être à la portée de tout le monde. Certes, mais cela ne veut pas dire brader la langue française en en ignorant les ressources. Il est des quantités de figures de style, une richesse de vocabulaire et un éventail de nuances qui semblent être oubliés dans les littératures de plage, qui connaît pourtant un engouement croissant parce que facile à lire et peu stimulante.
Pourquoi ne ferait- on pas une littérature de plage dont l’évocation ne prêterait plus à sourire ? A savoir une littérature de plage dont le niveau de langage serait plus élevé que l’actuel ; la tâche ne serait, au demeurant, guère compliquée.
Il semble surtout que le fond et la forme littéraires aient été dissociés. Certes, par exemple Musso nous livre une belle trame de fonds étalée sur plusieurs centaines de pages dans Et après. Le livre aurait pu être bien si le style avait été à la hauteur de l’histoire.
Que faut- il faire alors ? vendre une histoire ou vendre un style ? Depuis quand ne peut- on plus avoir les deux dans un même ouvrage ? ou plutôt, depuis quand la littérature a t- elle été vulgarisée au point de faire le succès de ces œuvres plates sur fond de fausses réflexions existentialistes ?
Certes, c’est aussi une question de goût. On ne peut pas tous apprécier Baudelaire, Koltès ou Duras, Marc Lévy, Guillaume Musso ou Anna Gavalda. Mais on peut tous avoir une certaine exigence littéraire. Les mots existent aussi, et pas seulement en tant que vecteurs d’histoire, ils sont aussi vecteurs de nombreuses subtilités linguistiques, d’images, générateurs de tout un imaginaire qui périclite au fil de ces oeuvres qui n’ont de littéraire que le nom.
Les mots, les lettres ont entre eux des interconnections qui renvoient à un élément propre à chaque lecteur. Il faut ces interconnections, ces petites étincelles pour que la relation entre un livre et son lecteur fonctionne. On connaît tous le célèbre vers de Racine ; « quels sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? », l’allitération en « s » renvoie non seulement au sifflement des serpents, mais aussi à un climat d’angoisse rattaché à un contexte mythologique. La Gorgone Méduse. Cette créature qui, après avoir été punie par Athéna, transforma tous ceux qui croisaient son regard en statue de pierre. On imagine donc mal, à la lecture de cette phrase, simple en apparence, qu’elle soit dite d’un ton enjoué dans un luxuriant jardin ensoleillé près du Palais des Doges à Venise. Et pour cause. La phrase en elle- même et l’histoire qu’elle transmet suscite un climat d’angoisse dissimulé dans chaque recoin de chaque lettre. Les figures de style permettent d’associer, dans l’imaginaire des lecteurs, un climat, une ambiance voire un décor particuliers. Un livre sans figure de style ou si peu, une faible recherche en ce sens ne véhicule pas de décor, ne donne pas d’outils au lecteur pour s’approprier le texte et se présente, en somme, comme un livre impersonnel.
Que sont devenus ces Zola, Balzac et autres Baudelaire ? partis pleurer de honte sur les rives lointaines de la Littérature française?
Après une littérature aussi riche que la leur, que peut- on espérer pour faire mieux ?
Ne soyons pas médisants. Il y a des auteurs contemporains que l’on peut appeler « classiques » sans que cela soit péjoratif, bien au contraire. Même si ce qu’ils écrivent ne semblent pas avoir de trame ou si elle nous apparaît si ténue qu’elle pourrait passer entre les lettres, le style imposant par l’élégance et la richesse force à admettre que la langue française continue d’exister dans les récits les plus simples. Jean d’Ormesson, de l’Académie Française, par exemple dans Un amour pour rien raconte, tout simplement, l’échec d’une histoire d’amour. Une simple trame. De la sensibilité, du talent et l’histoire existe toute seule, comme si d’ailleurs elle avait toujours existé.
Et puis même. Le style révèle aussi quelquefois sa griffe au cours de certains romans policiers. L’on citera pour mémoire Frédéric H. Fajardie dont la puissance et la rage se concentrent dans une petite centaine de pages. Alain Etchegoyen qui, dans Meurtre à la virgule près, présente un commissaire si pointilleux qu’il reprend et corrige ses collègues pour une simple faute de français, prouvant ainsi qu’il est possible de faire du style dans un policier, poussant même le vice jusqu’à rendre l’œuvre ludique. On retiendra par exemple la distinction claire et sans appel de « deuxième » et de « second » que l’inspecteur Gélin apprend à ses dépens, qu’il est plus correct de « voussoyer » que de « vouvoyer ».
Il n’est pas nécessaire de chercher une trame de fond riche en émotions et en rebondissements pour imaginer que le style suivra ou que les lecteurs, tellement subjugués par l’histoire, feront preuve de tolérance, voire de laxisme en cours de lecture, se disant que c’est juste de la littérature pour s’amuser. Ce serait faire preuve de beaucoup de présomption, d’une pointe de mépris et d’aucune auto- critique quasi- nulle. Certains se protègent derrière l’argument douteux qu’ils aiment faire de la littérature de plage, que c’est justement ce qu’ils cherchent. A en voir le style, on n’en doute pas. Mais on doute bel et bien quand les interrogés répondent ne pas vouloir tenter la littérature de Kessel ou celle, magnifique, de Maalouf. Leur ressenti littéraire ne va peut- être pas assez profond pour percevoir ce qu’est la littérature, pour comprendre ceux qui pleurent en lisant le chapitre un du Grand Vizir de la Nuit, de Catherine Hermary- Vieille. Savoir qu’il est encore des livres qui font pleurer juste pour la beauté du style est un soulagement car on constate alors que tout n’est pas perdu, nous ne serons pas condamnés à marcher à quatre pattes et à nous remettre à brouter, comme le reprochait Voltaire dans sa lettre à Rousseau.
La littérature doit se comprendre dans son sens le plus plein. On ne vit pas l’écriture comme on suit vaguement une mauvaise série télévisuelle juste parce que l’histoire racontée est belle. Mais pour certains si. Certains aiment la littérature de gare, celle qu’on lit en attendant le train. Tellement passionnante d’ailleurs qu’on ne risquera pas de manquer le départ.
Il faut se rendre à l’évidence, la littérature ne se porte plus comme un trophée sur l’autel de la langue. Au bout de l’écriture, il n’y a plus que la satisfaction personnelle de voir son livre posé sur un rayon d’une librairie. Encore faut- il que livre fasse auteur, ce qui n’est pas toujours le cas pour les puristes qui paraissent de plus en plus exigeants à mesure que le niveau de la littérature populaire baisse.

Pour en revenir à Musso et son livre Et après, on se doit d’admettre que la trame de l’histoire se tient. Il présente une réflexion sur la vie, ce que l’on suppose sur la suite, la présence d’un pouvoir particulier autour d’êtres de chair et de sang. Intéressant, certes, mais limité par l’absence de style. Bien qu’il semble parfois oser et prendre des risques. L’on se demande alors, à la lecture de ces lourds clichés, si l’on ne préfère pas qu’il ne tentât rien. L’histoire est présentée ainsi en quatrième de couverture : « A huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la mort imminente. Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l’enfant s’est noyé. Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, contre toute attente, de nouveau, la vie.
Vingt ans plus tard, nathan est devenu l’un des plus brillants avocats de new york. Il a tout oublié de cet épisode traumatisant. Il a même fini par épouser la petite fille du lac, Mallory, sa femme qu’il a passionnément aimé, puis qui l’a quitté, et qui lui manque comme au premier jour… mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l’autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd’hui il connaît la réussite, la notoriété et la prospérité. Il est temps pour lui de découvrir pourquoi il est revenu. ». l’histoire se passe donc aux Etats- Unis, chez un jeune avocat talentueux jeune, beau et fortuné. Le rêve américain a déjà été traité, re- traité, exploité dans bon nombre de textes et de films, à tel point que se risquer à en faire de nouveau un thème d’inspiration devient risqué. Car c’est bien de rêve américain qu’il s’agit ; Nathan Del Amico est, à l’origine, le fils d’une femme de ménage en proie à de dévorantes difficultés financières. Nathan se sera arraché à son milieu d’origine en luttant pour arriver au sommet où l’accueillera la reconnaissance de la société new- yorkaise résonnant presque comme un alleluia prophétique. Le cliché du rêve américain s’illustre royalement dans ce texte, relevant même du fantasme, bien loin de la réalité et un peu trop près du rêve. Peu de style, peu d’efforts littéraires et pourtant de très bonnes critiques de la part de l’Express et de RTL.
Que doit- on comprendre à cela ? que la littérature française est bradée, que l’on prend ce que l’on veut bien nous donner ? Il serait question d’être plus pointilleux concernant le niveau des œuvres. Conseiller pour donner un peu de couleurs et non pas prendre tout ce qui vient, au risque de ne plus publier que des pages de sirop fade, d’oublier toutes les richesses de la langue et de noyer dans l’oubli et l’indifférence l’acharnement avec lequel, au XVIème siècle, Du Bellay a hissé la langue française jusqu’à son sommet.
Il n’est évidemment pas question de remettre en cause la liberté d’expression. tout le monde peut s’exprimer. mais quel est l’interêt d’écrire que Mallory ne porte que des jeans et des pulls amples pour ne pas paraître inabordable.
La question n’est pas de savoir si jeans ou tailleur, mais plutôt de juger de la qualité d’une œuvre, de la manière de la rendre lisible et de l’utilité de la publier.
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concerto
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MessageSujet: Un tout petit peu a cote...   Mar 26 Juin à 1:15

Je pense comprendre ce que Valesco veut dire...
Sans connaitre la litterature aussi bien, je dirai quand meme que ce meme concept s'etale a d'autres formes d'art (si j'ai bien compris le message! Razz )
De rapides exemples :
-en musique, on a au choix d'excellents groupes et musiciens(commerciaux certes! mais de la qualite!) mais on nous gave a la place de tracks de boite de nuit, et par dessus le marche on tente de nous convaincre qu'il s'agit de l'art...
-au cinema, alors que des films tous formattes emplissent les salles, d'autres genres differents pour pas dire plus interessants, laissent indifferents...un court metrage roumain?un documentaire japonais?nan, allons tous voir Jackass the movie

et j'en passe...en somme,on ne prend plus la peine de produire que ce qui vend en se fichant pas mal de la valeur artistique...rien de nouveau c'est vrai, mais je prie bien Valesco de me le signaler si j'ai fait un spectaculaire hors sujet Very Happy Razz (il est bien 1 heure du matin)
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Valesco
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MessageSujet: Re: Les Musso   Ven 6 Juil à 16:14

Tout à fait exact, Concerto, c'était dans la même optique que mon post. Pas de hors- sujet, donc. C'est vrai que c'est plus facile de lancer des produits un peu niais, pas très recherchés et facilement commercialisables, alors que lorsqu'on demande un tant soit peu de réflexion...... ben, y'a plus personne... que veux tu, l'art périclite, on fait du réchauffé en se disant que de toute façon, les gens aiment donc ils vont prendre. Je sais pas comment on peut appeler toutes ces productions bidons de l'art... de l'art brut peut- être, encore que ça serait déplacé pour les "vrais" artistes bruts. Je sais pas comment on peut appeler ca....... de l'art de plage? de salle d'attente? de l'art au rabais?... J'espere que ça va s'arranger... on a encore de grands auteurs, de grands compositeurs, de grands musiciens (dans tous les styles de musique, je précise pour ceux qui me croiraient ralliée à la classique), tout n'est pas perdu, l'art n'est pas mort, c'est juste que l'art facile monopolise le devant de la scene...

1h du matin? mais attends 0h15... Ah oui, j'avais oublié le décalage horaire...
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MessageSujet: Re: Les Musso   Aujourd'hui à 13:45

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